À la suite des déclarations de Guillaume Trichard, récemment élu Grand Maître du Grand Orient de France, sur les écoles privées hors contrat, plusieurs associations laïques ont publié un communiqué commun pour lui apporter leur soutien.
Guillaume Trichard avait estimé que les écoles privées hors contrat « n’avaient pas leur place dans la République ». Une position que les signataires du communiqué disent partager, en affirmant que « la seule école libre, c’est l’École laïque ».

Mais au-delà du débat sur l’enseignement, les associations dénoncent surtout la violence de certaines réactions apparues sur les réseaux sociaux.
Le communiqué fait état d’insultes personnelles, d’attaques homophobes, d’invectives antimaçonniques et de références antisémites ou antirépublicaines, estimant que le débat d’idées ne saurait justifier une campagne de haine visant personnellement le Grand Maître du GODF.
Les signataires rappellent également que Guillaume Trichard a récemment participé, aux côtés de représentants d’autres obédiences maçonniques, au ravivage de la flamme du Soldat inconnu. Selon eux, les réactions hostiles suscitées par cette présence témoignent d’un regain préoccupant de discours antimaçonniques.
Le texte appelle donc les pouvoirs publics à la vigilance face aux menaces dont Guillaume Trichard pourrait faire l’objet et réaffirme son attachement à la liberté de conscience, à la laïcité et à la République.
Ce communiqué est signé par le Comité Laïcité République, la Fédération nationale des DDEN, EGALE, Le Chevalier de la Barre, l’UFAL et Unité Laïque.
COMMUNIQUÉ — « La haine antimaçonnique ne fera pas taire la République ! »
Les associations signataires expriment leur entière solidarité avec Guillaume Trichard et estiment que les désaccords concernant ses prises de position doivent pouvoir être discutés et combattus par des arguments, mais jamais par l’insulte, la menace ou la haine.
Un texte qui pose une question dépassant largement la seule actualité du Grand Orient de France : jusqu’où peut aller la confrontation des idées sans basculer dans la désignation d’un homme ou d’un groupe comme cible ?


