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L’INSTITUTRICE DE SAINT-JEAN — JEAN-PIERRE ROUSSARY

LIVRES / REVUES | 4 décembre 2025 | 1 | by A.S.

Il y a des romans qui racontent une époque… et d’autres qui racontent surtout des êtres humains. L’institutrice de Saint-Jean fait partie de cette seconde famille : un récit sensible, ancré dans le quotidien, où l’éducation devient bien plus qu’un métier — une manière d’éclairer les vies, de déplacer les frontières, et de questionner ce qu’on appelle “progrès”.

De quoi parle le roman ? (sans spoiler)

Au cœur du livre : le destin d’une jeune institutrice et de son entourage, dans un village où les traditions pèsent parfois autant que les silences. L’intrigue s’organise autour des liens qu’elle tisse, des résistances qu’elle rencontre, et des révélations qui reconfigurent sa compréhension des autres — et d’elle-même.

À noter (petite précision bibliographique) : selon les présentations/éditions, l’héroïne est associée à un prénom différent (on trouve “Marie” dans la présentation de l’éditeur actuel, et “Lisa” dans des résumés d’éditions antérieures).

Un roman sur le progrès… mais à hauteur d’humain

Quand on parle de “progrès”, on imagine souvent des idées abstraites. Ici, il prend une forme concrète : éduquer, ouvrir une fenêtre, permettre à chacun de se déplacer intérieurement — même imperceptiblement. Le récit insiste sur ce que le changement coûte : aux individus, aux familles, à une communauté entière.

Et c’est justement ce qui rend le roman touchant : il ne vend pas une évolution “facile”. Il montre les frottements, les malentendus, les peurs, mais aussi la beauté des premiers pas.

L’institutrice de Saint-Jean

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L’acceptation de la différence : le thème qui revient comme un fil rouge

Le livre met en scène des personnages complexes, parfois contradictoires, jamais réduits à une étiquette. La différence — sociale, culturelle, intime, ou simplement la différence de “manière d’être” — devient un révélateur : comment réagit-on face à ce qu’on ne comprend pas ? Que fait-on de ce qui bouscule l’ordre établi ?

C’est là que le roman devient universel : derrière le village, on devine nos propres cercles (famille, travail, voisins, réseaux). Et la question tacite : sommes-nous vraiment prêts à accueillir ce qui ne nous ressemble pas ?

Le pouvoir de la connaissance : transmission, école, émancipation

Le texte insiste sur un point essentiel : la connaissance n’est pas un décor, c’est une force. Pas une force “bruyante”, plutôt une énergie lente : celle qui aide à nommer les choses, à comprendre, à relier les faits, à sortir de la fatalité.

Et cela donne au roman une dimension inspirante : on y lit la conviction que l’instruction peut être un levier d’émancipation — pour les élèves, mais aussi pour les adultes, et parfois pour toute une communauté.

Une intrigue qui accroche : secrets, mémoire, révélations

En plus de la dimension sociale et humaine, L’institutrice de Saint-Jean s’appuie sur une dynamique narrative faite de révélations et de mémoire enfouie (un passé qui remonte, des pièces manquantes qui s’assemblent). C’est ce mélange — intimité + quête de vérité — qui donne envie de tourner les pages.

Pourquoi le lire ? (5 bonnes raisons)

  1. Pour son cœur humain : un roman de relations, de choix, de conséquences.
  2. Pour ses thèmes actuels : différence, transmission, place de chacun dans le monde.
  3. Pour l’ancrage “vrai” : un village, des habitudes, des non-dits, du vécu.
  4. Pour l’intrigue à tiroirs : on lit aussi pour comprendre “ce qui s’est passé”.
  5. Pour la réflexion : le livre invite à se demander ce qui guide nos valeurs.

Pour qui est ce roman ?

  • Si vous aimez les romans de terroir / de village avec tension sociale et portraits fouillés.
  • Si vous cherchez une lecture dense (on est sur un volume conséquent).
  • Si les histoires de transmission, secrets de famille, mémoire vous accrochent.

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1 comment

  • yonnel ghernaouti, YG 5 décembre 2025 at 07:27

    Avec « L’institutrice de Saint-Jean », Jean-Pierre Roussary nous offre une fresque intime qui capture les tensions, les non-dits et les secrets d’un petit village français dans les années 60. Ce roman, riche en détails historiques et en subtilités psychologiques, nous entraîne dans un voyage à travers le temps et les émotions, dévoilant, avec une douce lenteur, les mystères enfouis dans la mémoire de ses personnages.
    L’histoire se situe dans le petit village de Saint-Jean en Dordogne, un cadre pittoresque où la vie suit son cours tranquille, rythmé par les saisons et les habitudes immuables des habitants. L’arrivée de Lisa, une institutrice pleine de vie, marque un tournant dans la communauté. Moderne, vibrante et pleine d’énergie, Lisa n’est pas seulement une enseignante, mais un souffle de renouveau dans ce microcosme provincial. Sa relation avec Mathilde, une vieille voisine de l’école qui l’héberge, devient rapidement un axe central du récit. Mathilde, par sa sagesse discrète et son passé enfoui, incarne une mémoire que Lisa, sans le savoir, va réveiller.
    La mort de Mathilde constitue un moment clé, à la fois bouleversant et révélateur. C’est dans cette disparition que naît l’enquête intime de Lisa. En héritant de la maison de Mathilde, l’institutrice hérite aussi de son passé. Le grenier, symbole classique de la mémoire et des secrets cachés, devient le théâtre de découvertes qui vont peu à peu transformer la perception de Lisa sur la femme qu’elle croyait connaître. Ce grenier abrite un paquet de lettres, vestiges silencieux d’une vie pleine de mystères. Les lettres, souvent des messagers du passé, offrent à Lisa un accès privilégié aux pensées, aux espoirs et aux regrets de Mathilde. Elles soulèvent des questions, des non-dits, des vérités enfouies, et deviennent le fil conducteur d’une quête de vérité que Lisa ne peut plus ignorer.
    Dans ce récit, les lecteurs Francs-Maçons pourront discerner des enseignements profonds, illustrant la quête initiatique et la transmission du savoir. Lisa, figure de la jeunesse et du renouveau, s’inscrit dans la tradition maçonnique de l’Apprenti qui découvre, apprend et s’interroge. Son parcours est celui de la prise de conscience, de la confrontation aux ombres du passé, et de la réconciliation entre l’ancien et le moderne. Mathilde, quant à elle, incarne le maître silencieux, celui qui veille et détient une sagesse qui ne se livre qu’à celui qui sait questionner. Son legs symbolise cette chaîne initiatique où la connaissance ne se transmet pas dans l’immédiat, mais se révèle progressivement à celui qui en fait la démarche.
    La modernité commence à pénétrer les campagnes, les mentalités évoluent, et avec elles, les rôles des femmes dans la société. Lisa, en tant que femme moderne, incarne ces changements. Son métier, symbole de l’émancipation féminine, est également une voie de transmission du savoir et des valeurs nouvelles. Pourtant, la découverte du passé de Mathilde fait écho à un autre type de transmission : celle des secrets familiaux, des blessures passées qui, même cachées, finissent par refaire surface.
    Le talent de Roussary réside dans sa capacité à marier la grande histoire avec les petites histoires personnelles. Les événements mondiaux ou nationaux ne sont jamais loin, mais ils servent avant tout de toile de fond aux drames humains plus intimes qui se jouent dans les vies des personnages. Il nous plonge dans une époque charnière sans jamais alourdir le récit de détails inutiles. Les descriptions du village, des lieux et des habitants sont précises et délicates, permettant au lecteur de s’immerger totalement dans cet univers rural où chaque geste, chaque parole a son importance. Il nous fait ressentir la poussière des chemins, la chaleur des après-midi d’été, et l’humidité des vieux greniers où sommeillent des secrets depuis trop longtemps.
    Lisa, par sa vitalité et son ouverture d’esprit, incarne une forme de progrès, mais elle se heurte aussi aux réticences, aux regards pesants des habitants. En creusant dans le passé de Mathilde, elle soulève également des fantômes que d’autres préféraient voir rester endormis. Cette confrontation entre l’ancien et le nouveau est au cœur de la démarche initiatique : il faut comprendre le passé pour construire l’avenir. Lisa, comme tout initié, apprend que la vérité n’est jamais absolue et qu’elle se conquiert au prix d’une introspection profonde.
    Jean-Pierre Roussary, né en 1941 à Bergerac, a sans doute puisé dans son expérience personnelle et son attachement à la Dordogne pour nourrir son récit. Son écriture, à la fois simple et poétique, nous rappelle les grandes fresques littéraires françaises, où les petites vies ordinaires deviennent les miroirs de questionnements existentiels plus vastes.
    L’Institutrice de Saint-Jean, initialement publié en 2017 par Nouvelles Plumes, est ici réédité dans une version enrichie. Le Compas dans l’œil, avec cette publication dans la collection L’égrégore, ajoute un nouveau chapitre à son ambition de proposer des œuvres littéraires à la fois profondément ancrées dans leur époque et ouvertes sur des questionnements universels.

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