Je ne suis ni une parole,
ni un silence,
mais je peux imposer l’un comme l’autre.
Je ne décide de rien,
et pourtant je marque le commencement comme la fin.
Je suis sans colère,
je commande sans argument,
et mon autorité ne vient pas de moi,
mais de celui qui me détient.
Dans l’atelier, je ne construis aucun mur,
mais sans moi, l’ordre pourrait vite se fissurer.
Je suis un outil,
un symbole,
et parfois le dernier recours
quand certains Frères oublient que la concision est aussi une vertu.
Qui suis-je ?

Réponse
Le maillet.
Il ne possède aucune autorité par lui-même, mais il devient, entre les mains de celui qui préside, le signe de l’ordre, du rythme et de la maîtrise.
Et lorsqu’il frappe trois fois, même le Frère le plus bavard découvre soudain les vertus du silence.


