La Grande Loge Féminine de France (GLFF)salue l’adoption définitive de la loi ouvrant un droit à l’aide à mourir, qu’elle considère comme une avancée majeure pour la liberté de conscience et la dignité humaine. Elle rappelle que ce nouveau droit complète le développement indispensable des soins palliatifs et appelle à une mise en œuvre rapide et effective de la loi.

Paris, le 17 juillet 2026.
« Fin de vie » : la Grande Loge Féminine de France salue l’adoption définitive de la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir
La Grande Loge Féminine de France (GLFF), première obédience maçonnique féminine et non-mixte, se réjouit de l’adoption définitive par le Parlement de la loi ouvrant un droit à l’aide à mourir.
Après de longues années de débats, cette réforme majeure consacre une liberté fondamentale : celle pour chaque personne confrontée à une maladie grave et incurable entraînant des souffrances devenues inapaisables et sans remèdes, de pouvoir choisir les conditions de sa fin de vie dans un cadre strictement défini par la loi.
Une avancée pour la liberté de conscience et la dignité humaine
Cette loi ne crée aucune obligation pour quiconque. Elle respecte les convictions de chacune et de chacun ainsi que la clause de conscience des professionnels de santé.
Pour l’obédience, cette adoption marque une étape importante dans la reconnaissance de la liberté de conscience et de la dignité de toutes et de tous, y compris dans leurs choix de fin de vie. Comme d’autres avant elle, cette loi est une grande loi laïque.
Hommage aux acteurs de cette avancée
Nous rendons hommage à toutes celles et ceux qui ont permis cette avancée : les malades et leurs proches qui ont eu le courage de témoigner, les soignants qui ont accepté d’ouvrir le débat, les parlementaires de toutes les sensibilités qui ont placé l’intérêt général au-dessus des clivages ainsi que les milliers de citoyens qui, depuis des années, ont œuvré pour que cette liberté soit reconnue.
Nous avons une pensée aujourd’hui pour toutes celles et tous ceux qui sont partis sans avoir pu bénéficier de cette liberté. Leur souffrance, comme celle de leur famille, n’aura pas été oubliée car leur combat a contribué à faire évoluer notre droit.
Une vigilance sur l’application de la loi
L’adoption de cette loi ne s’oppose en rien au nécessaire développement de l’offre de soins palliatifs. Tout au contraire, elle complète les réponses apportées aux personnes confrontées aux situations les plus difficiles de la fin de vie, et respecte la dignité de chacun et chacune.
Cette complémentarité était indispensable, et le 15 juillet 2026 sera une date majeure pour les libertés publiques et individuelles.
Nous demeurerons attentives à la publication rapide des décrets d’application et à la mise en œuvre effective de cette loi afin que le droit reconnu par le Parlement puisse être exercé dans les conditions prévues par la loi.
« Le développement des soins palliatifs et l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir ne s’opposent pas. Ils procèdent d’une même exigence d’humanité : accompagner chaque personne jusqu’au terme de sa vie selon sa volonté, ses valeurs et sa dignité, ne laissant aucune situation de détresse sans réponse. La liberté de choisir sa fin de vie reconnaît à chacun la possibilité de vivre jusqu’au bout conformément à sa conscience. C’est là l’une des plus hautes expressions de la dignité humaine et de la fraternité républicaine », déclare Liliane Mirville, Présidente de la Grande Loge Féminine de France.
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