Chaque 25 janvier, l’Écosse (et bien au-delà) célèbre Robert “Rabbie” Burns (1759–1796), figure majeure de la littérature écossaise. La Burns Night mêle poésie, musique, convivialité, haggis et whisky, dans un rituel social codifié : le Burns Supper.
Quelle est la date de la Nuit de Burns 2026 ?
En 2026, la Nuit de Burns tombe le dimanche 25 janvier 2026 (date fixe, anniversaire de naissance de Burns).

Qu’est-ce que la Burns Night ?
La Burns Night est une célébration annuelle organisée le 25 janvier (ou à une date proche), centrée sur la vie et l’œuvre de Burns : lectures, chants, récitations, toasts et repas traditionnel.
Pourquoi cette célébration existe-t-elle ?
La tradition du Burns Supper s’est structurée au début du XIXe siècle. VisitScotland rappelle qu’un premier souper commémoratif a été tenu en juillet 1801, à Alloway (Burns Cottage), avant que l’habitude ne se fixe sur l’anniversaire de sa naissance.
Les traditions : le “running order” d’un Burns Supper (format classique)
Il existe des versions très formelles et d’autres plus libres, mais l’ossature revient souvent. Voici l’ordre le plus répandu :
- Accueil des convives (parfois au son de la cornemuse).
- Selkirk Grace (bénédicité traditionnel) avant le repas.
- Piping in the haggis : entrée solennelle du haggis, souvent portée en procession.
- “Address to a Haggis” : récitation du poème de Burns, suivie d’un toast au plat.
- Repas (haggis, neeps & tatties, dessert).
- Immortal Memory : discours central en hommage à Burns (sa vie, son génie, l’Écosse).
- Toast to the Lassies puis Reply (souvent sur un mode humoristique, aujourd’hui plus équilibré).
- Final : Auld Lang Syne, chanté ensemble.
Nourriture et boissons : le menu “canonique”
Le cœur du repas reste très identitaire :
- Haggis, neeps and tatties : haggis avec purée de navets/rutabaga (neeps) et purée de pommes de terre (tatties).
- Soupes d’ouverture possibles : Scotch broth ou Cullen skink (selon les régions et les familles).
- Desserts courants : cranachan, clootie dumpling, parfois plateau de fromages.
- Boisson emblématique : Scotch whisky, servi au fil des toasts (le “wee dram”).
Signification : pourquoi Burns compte autant pour l’Écosse ?
Burns est souvent perçu comme le barde national car il a su capter la langue, l’esprit, la vie sociale et la sensibilité écossaises — et les diffuser mondialement. Son influence est aussi liée à des textes entrés dans la culture populaire, au premier rang desquels Auld Lang Syne.
Au fond, la Burns Night n’est pas qu’un “dîner folklorique” : c’est un rite civique et culturel. On y célèbre une Écosse à la fois littéraire, conviviale et fraternelle, où l’humour, la mémoire et le partage (poésie/chant/verre levé) deviennent une manière de faire communauté.
Robert Burns, poète et franc-maçon : un angle souvent méconnu
Sur un site maçonnique, un point mérite d’être mis en lumière : Burns fut franc-maçon. Le National Trust for Scotland rappelle qu’il a été initié le 4 juillet 1781 à la Lodge St David n°174 (Tarbolton, Ayrshire).
Des sources maçonniques locales associent aussi à sa trajectoire une progression rapide au sein de sa loge (passage et élévation la même année).
Dans cette perspective, la Burns Night résonne comme une liturgie profane : un cérémonial social, fondé sur la parole, le symbole (le haggis “mis en scène”), la musique, les toasts et la fraternité — des mécanismes que l’univers initiatique comprend intuitivement.
- Source : https://www.heraldscotland.com/news/25793331.burns-night-2026—date-traditions-food-meaning/


