La presse parle de franc-maçonnerie à Perpignan
Dans son édition du 6 mai 2026, L’Indépendant a consacré un article à la venue à Perpignan de Jean-Raphaël Notton, Grand Maître de la Grande Loge de France, à l’occasion d’une conférence intitulée « Osez pousser nos portes ».
L’entretien, réalisé par Laura Morales, revient sur plusieurs sujets souvent associés à la franc-maçonnerie : les fantasmes qui l’entourent, la place des femmes, l’augmentation des candidatures, mais aussi la réalité du travail maçonnique au sein des loges.
« Osez pousser nos portes » : une invitation à dépasser les clichés
Le titre même de la conférence résume une volonté claire : inviter le public à dépasser les idées reçues. La franc-maçonnerie suscite encore beaucoup d’interrogations, parfois de méfiance, souvent nourries par l’imaginaire collectif.
Jean-Raphaël Notton rappelle ainsi qu’il existe toujours un certain nombre de fantasmes sur la franc-maçonnerie, notamment dans le regard porté sur les loges, leurs rites, leurs symboles et leur fonctionnement interne.

Mais l’article montre aussi une autre réalité : celle d’une institution qui cherche à expliquer, à transmettre et à ouvrir davantage le dialogue avec la société.
Une hausse des candidatures à la Grande Loge de France
L’un des points marquants de l’entretien concerne l’augmentation des demandes d’entrée. Selon le Grand Maître, les candidatures progressent, notamment chez des personnes plus jeunes ou en quête de sens.
Dans une époque marquée par l’incertitude, la vitesse et la perte de repères, la loge apparaît pour certains comme un espace de réflexion, de stabilité et de construction intérieure.
La franc-maçonnerie n’est donc pas seulement perçue comme une tradition ancienne : elle demeure, pour beaucoup, un lieu vivant où l’on vient travailler sur soi, interroger le monde et chercher une forme de fraternité.
Entre symboles, travail initiatique et vie de loge
L’article de L’Indépendant revient également sur la visite exceptionnelle du temple maçonnique de Perpignan. Colonnes, cordes, pierres, sol damier, outils symboliques : autant d’éléments qui rappellent que la franc-maçonnerie s’appuie sur un langage symbolique riche.
Ces symboles ne sont pas de simples décors. Ils accompagnent le travail des frères en loge et participent à une démarche de réflexion, de transmission et de perfectionnement personnel.
Le temple devient alors un espace à part, non pas coupé du monde, mais destiné à mieux y revenir.
Une franc-maçonnerie qui assume sa discrétion sans cultiver le secret
Ce type d’article est important, car il permet de distinguer deux notions souvent confondues : la discrétion et le secret.
La franc-maçonnerie conserve une part de réserve, notamment sur le vécu intime de ses membres et sur certains aspects rituels. Mais cela ne signifie pas qu’elle soit fermée au monde ou qu’elle refuse d’expliquer ce qu’elle est.
Au contraire, l’initiative « Osez pousser nos portes » montre une volonté d’aller vers le public, de répondre aux questions et de rappeler que les loges sont aussi des lieux de pensée, d’engagement moral et de fraternité.
Une parole utile dans un contexte de fantasmes persistants
À travers cet entretien, L’Indépendant contribue à donner une image plus concrète et plus nuancée de la franc-maçonnerie. Loin des caricatures, il est question de cheminement, de valeurs, de transmission, de travail sur soi et de lien fraternel.
La venue du Grand Maître de la Grande Loge de France à Perpignan rappelle finalement une chose simple : la franc-maçonnerie continue d’interroger, d’attirer et parfois de déranger, précisément parce qu’elle touche à des sujets essentiels — le sens, l’homme, la société et la liberté de conscience.
Source : Article de Laura Morales, L’Indépendant, 6 mai 2026.


