MISCELLANÉES MAÇONNIQUES par Guy Chassagnard
En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.
Chronique 191
1763 – Le Rite de Perfection

A-t-il un jour existé un Rite de Perfection ? La question, souvent posée, a motivé des réponses diverses et parfois contradictoires. Il est plus d’un auteur maçonnique pour avoir douté de son existence passée ; il n’en demeure pas moins qu’on cite ce rite depuis deux siècles, et qu’on en décline les vingt-cinq degrés, répartis en sept classes distinctes.
Pour comprendre, il faut se reporter au voyage fait à partir de 1762 par Étienne Morin (1717-1771) dans les îles françaises d’Amérique, avec sa fameuse patente, reçue du Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes de la Maçonnerie.
Le Rite de perfection ne serait rien d’autre que l’ensemble des pratiques de l’Ordre du Royal Secret, établies par Étienne Morin avec l’aide de son premier Député Inspecteur Général, Henry Andrew Francken – celui-ci rédigeant, de 1771 à 1783, les rituels propres à chacun des vingt-deux grades dits « de perfection ».
Des consistoires, grands conseils et grands chapitres, relevant du rite et de ses grades auraient alors vu le jour à Saint-Domingue, à la Jamaïque et dans le sud du vaste territoire des jeunes États-Unis d’Amérique.
De Morin à Auguste de Grasse-Tilly, en passant par Francken et par un certain John Mitchell (grand com
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© Guy Chassagnard – Auteur de :
- La Franc-Maçonnerie en Question (DERVY, 2017),
- –Les Constitutions d’Anderson (1723) et la Maçonnerie disséquée (1730) (DERVY, 2018),
- –Le Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (SEGNAT, 2016).
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