Avec L’Alchimie expliquée aux francs-maçons, proposé ici dans sa deuxième édition, Jean Solis offre aux lecteurs une approche claire, concrète et exigeante d’un domaine souvent entouré de mystère : l’alchimie.
Loin des formules obscures, des discours volontairement hermétiques ou des métaphores incompréhensibles, l’auteur cherche à rendre accessible ce que l’on nomme depuis des siècles le Grand Art. Il ne s’agit pas ici de réduire l’alchimie à quelques symboles séduisants ou à une simple rêverie ésotérique, mais bien d’en montrer la réalité initiatique, la profondeur pratique et la richesse spirituelle.
Jean Solis va très loin dans ses explications, en levant une partie du voile sur les traités classiques et contemporains. Il éclaire leurs zones d’ombre, tout en respectant les grands secrets qui appartiennent à toute démarche authentiquement initiatique.
Ce livre s’adresse particulièrement aux frères et sœurs francs-maçons qui souhaitent mieux comprendre les liens entre alchimie, symbolisme, transformation intérieure et cheminement initiatique. Il permet de faire le point entre les interprétations symboliques souvent imaginées en loge et la réalité plus concrète des différentes voies alchimiques.
L’alchimie y apparaît non comme un simple langage codé, mais comme une pratique de transformation, un art du passage, une discipline intérieure où la matière, l’esprit et le symbole dialoguent constamment.
Court, dense et révélateur, cet ouvrage apporte un éclairage rare sur un sujet souvent commenté, mais rarement expliqué avec autant de précision.
L’Alchimie expliquée aux francs-maçons est ainsi un livre précieux pour celles et ceux qui veulent dépasser les apparences, approfondir leur compréhension du Grand Œuvre et interroger, à travers l’alchimie, leur propre travail de transformation.
« En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. » Merci…




Fort de son expérience, celle de la voie du cinabre qui permet de pouvoir pratiquer aussi bien la voie humide que sèche sans utilisation de four ni de creusets, l’éditeur et polémiste Jean Solis, connu pour ses ouvrages très spécialisés sur la franc-maçonnerie, nous offre une perle concernant ce grand art qu’est l’alchimie. Pour le lecteur, c’est une véritable osmose qui s’opère. Entre le livre et lui.
Au commencement était une recommandation à la prudence – vertu bien connue du maçon – sous forme d’avertissement car l’auteur précise que son « opuscule évoque à de nombreuses reprises des ‘’médecines’’ ou des ‘’remèdes’’ traditionnels ou anciens qui ne valent fondamentalement que pour la réputation que la tradition alchimique leur prête… »
Il n’en fallait pas moins pour éveiller, réveiller et même captiver, voir exister la curiosité du cherchant ! Entrons donc dans les voies qui nous sont ouvertes pour perfectionner nos travaux…
La courte préface de l’auteur nous annonce une simplicité et un droit au but volontairement recherché. Ici, point de grands tripatouilleurs de symbolisme, point de gardien de l’obscurité de cette belle science. Jean Solis précise que son ouvrage est dédié à Roger Caro, un des plus grands alchimistes de notre temps, qui a réalisé le Grand Œuvre dans trois voies (Humide, Sèche et Sacerdotale) et Pierre Séa, graphiste de talent exerçant l’art de la gravure à main levée à échelle 1:1 comme son illustre prédécesseur Albrecht Dürer.
Si l’alchimie est bien l’art de purifier l’impur en imitant et en accélérant les opérations de la nature afin de parfaire la matière, Jean Solis, tout en nous faisant découvrir sa définition de « l’alchimisme », revient sur la façon dont les rites maçonniques aborde l’alchimie.
Sans toutefois revenir à la stricte définition et à l’étymologie du mot – Kimyâ dérive sans doute de Khem, « le pays noir », nom qui désignait l’Égypte dans l’Antiquité –, il ne peut faire l’impasse sur Nicolas Flamel (1330-1418), le Comte de Saint-Germain (c.194-c.1784) et Cagliostro (1743-1795).
Nous considérons que pour l’auteur son « art de faire de l’or » (définition courante de l’alchimie) est surtout de faire prendre conscience au lecteur de savoir faire la part des choses lors de la présentation, en loge, de tout travail où pourrait être fait une allusion à alchimie. Vérité plutôt que balivernes ! Nous évitant ainsi d’être des « souffleurs »…
L’auteur nous entretient des rituels le plus pratiqués en France (RER, RE, REAA, RF, RY, RSE, ROS, Rites Égyptiens ) et de leurs approches quant à l’alchimie et ce, dès le cabinet de réflexion. Il nous rappelle aussi que cet art, initiatique s’il en est, est véhiculé par une tradition orale comportant, depuis la nuit des temps, des secrets. Lui-même bénéficiant de cet enseignement car faisant parti de plusieurs « chaînes dorées ». Il s’empare des chiffres – 947 ; 4000 ; 4678 et 100 000 – qui ne représentent que le nombre de traités, autographes ou imprimés avalisant ainsi la thèse que l’alchimie opérative, l’alchimie de laboratoire existe bel et bien, sinon à quoi bon serviraient autant d’écrits. Jean Solis nous donne concrètement ce que sont les trois étapes du Grand Œuvre : le noir (mort de l’ancien homme), le blanc (renaissance et régénération spirituelle) et le rouge (aboutissement du processus initiatique).
L’auteur aborde de façon claire et précise les différents règnes : minéral, végétal, animal, etc.). En toute franchise, dans son chapitre intitulé « Du ‘’symbolisme’’. Le secret des secrets », Jean Solis nous fait part de sa vision quant à l’alchimie ; langage symbolique, et le symbolisme en franc-maçonnerie. Si « l’alchimiste au laboratoire opère une descente au plus profond de la matière pour se transformant lui-même », nous espérons que cet ouvrage fera de même sur le lecteur qui verra et traitera désormais l’alchimie sous un autre angle ! Jean Solis conclut en nous souhaitant le meilleur et bonne chance si nous persévérons dans le but d’apercevoir « cette splendeur qu’est l’Or du millième matin »…
Une bibliographie, dite charitable, et commentée par l’auteur précède un index des noms. Un ouvrage éclairant pour qui veut comprendre cette pratique initiatique.