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FRANC-MAÇONNERIE : LE GUIDE IRONIQUE DES CARRIÈRES SANS MÉRITE

Planches, Réflexions | 24 avril 2026 | 0 | by A.S.

Il paraît que la franc-maçonnerie est une école de travail, de patience, d’humilité et de perfectionnement intérieur. C’est très beau. C’est même admirable. Mais reconnaissons-le : c’est long, fatigant, et cela demande parfois de lire autre chose que les convocations de tenue.

Heureusement, pour les ambitieux pressés, les médiocres bien organisés et les chercheurs de tabliers honorifiques à faible dépense énergétique, il existe une méthode beaucoup plus rapide : réussir en franc-maçonnerie sans effort.

La première règle est simple : assouplissez votre colonne vertébrale. Non pas pour mieux vous tenir debout, mais pour mieux vous incliner devant ceux qui distribuent les fonctions, les honneurs et les sourires intéressés. Une bonne souplesse dorsale vaut parfois mieux qu’une solide instruction maçonnique.

Deuxième exercice indispensable : les genoux. Ils doivent être résistants, entraînés, presque sportifs. Car dans certaines carrières maçonniques, on ne monte pas en s’élevant intérieurement, mais en descendant très bas devant les bonnes personnes.

Troisième règle : apprendre à hocher la tête. Attention, uniquement de haut en bas. Le mouvement horizontal est dangereux. Il signifie « non », et le « non » est une maladie grave chez le courtisan. Le franc-maçon libre dit parfois non. Le franc-maçon carriériste, lui, sourit, approuve et demande s’il faut applaudir avant ou après.

Car oui, il faut applaudir. Souvent. Fort. Avec conviction, même quand il n’y a rien à applaudir. Le flatteur expérimenté sait reconnaître une phrase creuse et lui offrir une ovation pleine. C’est un art. Certains appellent cela de la diplomatie. D’autres, moins polis, appellent cela autrement.

Il faudra aussi veiller à ne jamais trop briller par la culture. Trop de connaissances inquiètent. Trop de liberté dérange. Trop de verticalité fatigue les horizontaux. Soyez donc aimable, discret, docile, agréable avec tout le monde. Ne contredisez jamais. N’apportez aucune idée neuve. Ne posez aucune question embarrassante. Vous passerez vite pour un frère équilibré, c’est-à-dire parfaitement inoffensif.

Autre conseil précieux : collectionnez les titres. Peu importe leur valeur réelle. Dans le monde profane comme dans certains couloirs maçonniques, un titre bien placé impressionne toujours les naïfs. L’important n’est pas d’être compétent, mais d’en avoir l’air sur un carton d’invitation.

Mais la règle d’or reste celle-ci : choisissez toujours le camp du plus fort. Et si le plus fort tombe, changez immédiatement de fidélité. La girouette, bien huilée, a souvent une meilleure carrière que le chêne enraciné. La dignité est lourde à porter ; l’opportunisme, lui, voyage léger.

Évidemment, n’essayez surtout pas d’être indépendant. L’indépendance est un luxe dangereux. Elle oblige à penser, à assumer, à déplaire parfois. Elle convient aux francs-maçons debout. Elle gêne ceux qui préfèrent grimper en rampant.

Avec ces quelques principes, le succès est presque garanti. Vous pourrez atteindre des fonctions, recevoir des honneurs, vous installer dans les décors et parler gravement de valeurs que vous n’avez jamais pratiquées. Vous deviendrez peut-être même un personnage important. Important, du moins, pour ceux qui confondent le bruit des titres avec la profondeur de l’être.

Mais il y a un petit problème.

Chaque fois qu’une institution récompense la flatterie au lieu du mérite, elle se dégrade. Chaque fois qu’elle préfère les dociles aux compétents, elle s’affaiblit. Chaque fois qu’elle élève des médiocres parce qu’ils sont utiles, silencieux ou bien alignés, elle trahit ce qu’elle prétend enseigner.

La franc-maçonnerie n’a pas vocation à reproduire les pires travers du monde profane : les clans, les clientèles, les courtisans, les amis du roi et les promotions de couloir. Elle devrait précisément être le lieu où l’on apprend à distinguer la loyauté de la servilité.

Car il ne faut pas confondre les deux.

Être loyal, ce n’est pas dire oui à tout. Ce n’est pas applaudir l’erreur. Ce n’est pas se taire par confort. Ce n’est pas protéger une fonction au détriment de la vérité. La loyauté véritable consiste parfois à avertir, à corriger, à s’opposer fraternellement, à rappeler le principe quand l’homme s’en éloigne.

Un frère loyal n’est pas une marionnette. Une sœur loyale n’est pas une figurante. Un conseil loyal n’est pas un troupeau de moutons décorés.

La franc-maçonnerie parle de liberté de conscience. Encore faut-il accepter que cette liberté s’exerce aussi à l’intérieur du Temple. Une Loge où personne n’ose penser devient une salle d’attente. Une obédience où l’on récompense la soumission prépare sa propre médiocrité. Et une institution qui confond silence et harmonie finit par prendre l’étouffement pour la paix.

Alors oui, il existe sans doute mille façons de réussir en franc-maçonnerie sans effort. Mais il n’en existe qu’une seule pour réussir vraiment : travailler, servir, penser librement, rester digne, et préférer la vérité aux applaudissements.

Tout le reste n’est que gymnastique de colonne vertébrale.

Et, avouons-le, certains sont champions olympiques.

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