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COMPLOT MAÇONNIQUE SUR L’ÎLE DE MAN : LA JUSTICE BALAYE LES ACCUSATIONS D’UN FRAUDEUR CONDAMNÉ

Actualités | 4 juillet 2026 | 0 | by A.S.

La justice de l’île de Man a rejeté les accusations de complot impliquant des francs-maçons avancées par Richard Wilmot, un homme actuellement détenu au Royaume-Uni après une condamnation pour fraude et faux.

L’affaire concernait la tentative de Richard et Maureen Wilmot de contester la saisie de leur maison située à Kirk Michael, sur Ballaleigh Road. Le couple cherchait à faire annuler plusieurs décisions de justice liées à la reprise du bien par une banque, à la suite du non-paiement d’un prêt.

Dans leur recours, les Wilmot affirmaient notamment que des documents judiciaires n’auraient pas été correctement signifiés, que Lloyds International et le cabinet Cains Advocates auraient agi de manière irrégulière, et qu’il existerait de nouveaux éléments révélant une fraude. Des accusations de collusion, de vol, de partialité judiciaire et même d’implication maçonnique ont également été avancées.

Mais le juge d’appel Anthony Cross KC a rejeté l’ensemble des arguments, estimant que la demande était totalement dépourvue de fondement. Il a notamment considéré que les accusations visant Cains Advocates, le personnel judiciaire ou une supposée influence maçonnique ne reposaient sur aucun élément sérieux.

Le magistrat a également rappelé que Richard Wilmot purge actuellement une peine de quatre ans et demi de prison à Thorn Cross Prison, après avoir été condamné en son absence pour fraude et faux par la Crown Court de Taunton en juin 2025. Il aurait ensuite été arrêté en octobre 2025 avant d’être transféré en Angleterre pour exécuter sa peine.

Cette affaire ne sort pas de nulle part. Dès décembre 2025, une décision civile concernant Lloyds Bank Corporate Markets Plc contre Richard et Maureen Wilmot portait déjà sur un prêt conclu en février 2023, garanti par une charge sur leur propriété. Selon le résumé juridique publié par Cains, aucun intérêt n’avait été payé depuis mai 2023 et aucun remboursement du capital n’avait été effectué. La banque avait obtenu un jugement par défaut pour environ 623 000 livres sterling.

Les Wilmot avaient déjà tenté de faire annuler ce jugement en invoquant notamment l’absence de signification régulière, le harcèlement, la fraude et le parjure. Le tribunal avait alors estimé qu’aucune preuve convaincante ne soutenait ces accusations et avait autorisé l’exécution, y compris l’entrée forcée par le coroner si la dette n’était pas réglée.

Face à la multiplication des procédures, le juge Cross a imposé à Richard Wilmot une Extended Civil Restraint Order valable deux ans devant les juridictions de l’île de Man. Concrètement, cela signifie qu’il ne pourra plus engager de nouvelles procédures sans autorisation préalable du tribunal.

Cette actualité illustre un mécanisme désormais bien connu : lorsque les arguments juridiques s’épuisent, la référence à un prétendu “complot maçonnique” peut devenir une arme rhétorique. Mais dans cette affaire, la justice n’a retenu aucun élément permettant de donner corps à cette accusation. La franc-maçonnerie apparaît ici moins comme un fait démontré que comme un soupçon brandi dans une stratégie contentieuse rejetée par le tribunal.

Références

  • 3FM Isle of Man – Court rejects fraudster’s freemason conspiracy claims
  • Isle of Man Today – Judge blasts couple’s bid to stop their home being repossessed
  • Cains – Judgment Journal December 2025, Lloyds Bank Corporate Markets Plc v Wilmot and Wilmot
  • Coren Law – Isle of Man Civil Procedure, Civil Restraint Order

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