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QUI FUT, PHILOSOPHIQUEMENT, LE « PREMIER » FRANC-MAÇON ?

Planches, Réflexions | 16 février 2026 | 0 | by A.S.

Trois figures antiques reviennent souvent lorsque l’on cherche, non pas le premier franc-maçon au sens historique, mais le premier “franc-maçon” au sens philosophique : celui qui aurait, avant l’heure, réuni l’art de bâtir et l’art de penser.

Pythagore, avec ses nombres et sa vision mystique du cosmos ?
Euclide, avec la rigueur de la géométrie et la puissance de la démonstration ?
Ou Socrate, avec l’exigence morale, le questionnement et la quête de vérité ?

La franc-maçonnerie moderne, centrée sur l’amélioration de l’être, n’est pas née dans le vide. Elle plonge ses racines dans la maçonnerie opérative des tailleurs de pierre, puis s’est transformée au fil des siècles en une voie plus intérieure, plus symbolique, plus philosophique.


Des bâtisseurs à la maçonnerie spéculative : quand la pierre rencontre l’idée

À l’origine, des guildes de métiers rassemblaient des artisans capables de bâtir cathédrales, châteaux et monuments. Ils se protégeaient, transmettaient leurs savoir-faire et préservaient des méthodes jalousement gardées.

Puis, progressivement, des hommes cultivés, attirés par cette structure fraternelle, ont rejoint ces milieux et ont apporté avec eux une autre matière à tailler : les idées.
Les outils, les gestes et les symboles du métier sont alors devenus supports d’enseignement moral et spirituel. Cette lente fusion explique pourquoi la franc-maçonnerie parle à la fois de construction et de perfectionnement intérieur.

Les textes anciens comme le poème Regius (fin XIVᵉ siècle) ou le manuscrit Cooke (XVᵉ siècle) reflètent déjà cette volonté de relier la maçonnerie à des origines prestigieuses, bibliques et savantes. Et si 1717 marque l’organisation de la franc-maçonnerie moderne à Londres, l’idée fondamentale — une méthode initiatique adossée à des symboles de bâtisseurs — mûrissait depuis bien plus longtemps.

La question reste donc : qui incarne le mieux cette jonction entre philosophie et “maçonnerie” ?


Pythagore : le symbolisme des nombres et l’esprit de l’initiation

Pythagore ouvre une piste fascinante. Dans son univers, le nombre ne sert pas seulement à compter : il révèle l’ordre du monde. Philosophe autant que mystique, il fonde une communauté où règnent discipline, silence, symboles et transmission graduée.

On y retrouve des éléments troublants de familiarité :

  • une forme de vie communautaire,
  • une progression, presque initiatique,
  • l’usage du symbole pour dire l’indicible,
  • la recherche d’une harmonie universelle.

Pythagore inspire ainsi une vision “maçonnique” avant l’heure : celle d’un homme qui lit dans la géométrie une dimension sacrée, et dans la rectitude une exigence intérieure.

Mais un point demeure : Pythagore n’est pas un bâtisseur. Son lien à la maçonnerie est surtout analogique et symbolique : il offre des outils de pensée, pas le métier.


Euclide : la géométrie comme langage universel de la construction… et de la raison

Avec Euclide, la géométrie change d’échelle. À Alexandrie, il rassemble et ordonne le savoir mathématique dans Les Éléments, ouvrage qui façonnera la pensée occidentale pendant des siècles.

Pour un franc-maçon, Euclide est plus qu’un mathématicien : il représente la conviction que la vérité se cherche par la méthode, par l’enchaînement rigoureux des définitions, axiomes et démonstrations.

Ses outils — la règle, l’équerre, le compas — sont ceux du bâtisseur, mais aussi ceux du chercheur. Et sa logique rappelle le parcours initiatique : on part du simple, on avance pas à pas, on apprend à établir des preuves… comme on apprend à fonder une vie plus juste.

Là encore, la proximité symbolique est forte. Mais Euclide demeure avant tout le codificateur d’un langage, pas forcément celui qui le fait descendre dans la vie morale quotidienne.


Socrate : la pierre, la vertu et la question

Socrate offre un profil singulier. Sa philosophie commence par un geste simple, radical : admettre qu’on ne sait pas.
Cette humilité initiale ressemble à l’entrée en démarche initiatique : quitter l’illusion, accepter l’obscurité, chercher une lumière plus vraie.

Il ne transmet pas par des traités, mais par le dialogue, l’épreuve du questionnement, la remise en cause des certitudes. Et surtout, il relie la connaissance à la morale : pour lui, savoir et vertu ne peuvent être séparés.

Dans cette figure, on reconnaît une posture éminemment maçonnique :

  • travailler sur soi,
  • tailler l’ego,
  • préférer la vérité au confort,
  • tenir ses principes jusque dans l’adversité.

Socrate incarne aussi un lien plus concret avec l’idée d’“artisan”, non seulement parce qu’il s’adresse à tous et refuse les privilèges, mais parce qu’il représente le passage entre la main et l’esprit, entre la construction visible et la construction intérieure.


Alors… qui est le « premier franc-maçon philosophique » ?

En réalité, chacun de ces sages éclaire une facette essentielle de la franc-maçonnerie :

  • Pythagore : le sens du symbole, l’harmonie, l’initiation et la discipline.
  • Euclide : la géométrie, la méthode, la raison, les outils du bâtisseur comme langage universel.
  • Socrate : la quête morale, la rectitude, l’examen de soi et la vérité conquise par l’épreuve.

Si l’on cherche celui qui se rapproche le plus de l’esprit maçonnique “complet” — la construction et la transformation, l’outil et la vertu, la méthode et la conscience — alors Socrate apparaît souvent comme le candidat le plus convaincant.

Car il ne se contente pas de décrire le monde : il invite à se construire soi-même, inlassablement, à la manière d’un artisan de l’âme. Et c’est peut-être cela, au fond, la définition la plus juste du franc-maçon :
un bâtisseur qui travaille la pierre… et qui se travaille lui-même.

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