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L’ÂGE MOYEN DU FRANC-MAÇON : LE VRAI PROBLÈME N’EST PAS L’ÂGE

Edito, Planches, Réflexions | 23 janvier 2026 | 0 | by A.S.

L’ÂGE MOYEN DU FRANC-MAÇON : LE VRAI PROBLÈME N’EST PAS L’ÂGE

On l’entend de plus en plus souvent, parfois avec malice, parfois avec mépris : « La franc-maçonnerie, c’est surtout des cheveux gris. » Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître : dans bien des loges, l’âge moyen est élevé. Mais si l’on s’arrête à ce chiffre comme à un diagnostic définitif, on se trompe de cible. Le problème n’est pas l’âge. Le problème, c’est ce que nous faisons — ou ne faisons pas — de la transmission.

Car une loge vieillissante n’est pas forcément une loge en déclin. Elle peut être une loge de haute tenue, une école de patience et de profondeur. Le danger commence lorsque l’âge devient un alibi : « Les jeunes ne s’engagent plus », « Ils ne veulent plus rien », « Ils sont volatils ». Traduction : « Nous n’avons pas à nous remettre en question. » C’est la pente douce vers l’atelier-musée : on conserve, on répète, on commémore… et l’on s’étonne que le monde frappe moins.

La jeunesse ne fuit pas l’exigence. Elle fuit le décalage. Elle fuit les tenues devenues routine, les planches tièdes, les querelles d’ego sous décors, les discours symboliques qui n’engagent plus la vie. Elle fuit ce paradoxe : une institution qui parle d’amélioration de l’humain, mais qui refuse parfois d’améliorer ses propres pratiques.

Soyons lucides : l’âge moyen élevé est aussi un symptôme de sélection. Non seulement de recrutement, mais de rythme. Nos cycles sont longs, nos codes implicites nombreux, nos usages parfois hermétiques. Nous avons souvent conçu la loge pour des personnes déjà installées : disponibilité, stabilité, temps, énergie. Ce n’est pas une faute. C’est un fait. Mais si l’on fait comme si le monde du travail, de la mobilité et des contraintes familiales n’avait pas changé, alors c’est nous qui nous mettons hors-jeu.

Autre erreur : confondre « jeunesse » et « rajeunissement ». Comme s’il fallait abaisser une moyenne, corriger une statistique. Une loge n’est pas une campagne marketing, c’est une chaîne d’union. Elle n’a pas besoin d’être “jeune”, elle a besoin d’être vivante : transmettre sans infantiliser, écouter sans démagogie, exiger sans humilier.

La vraie question n’est donc pas : « Comment attirer des jeunes ? » Mais : « Quel travail proposons-nous à ceux qui entrent ? » Car le test n’est pas l’initiation, c’est la fidélité. Une loge peut ouvrir sa porte ; elle doit surtout donner envie de rester. Et rester, c’est accepter un chemin, un effort, une discipline intérieure. Pour cela, cessons de demander aux nouveaux de s’adapter à tout, immédiatement, quand la loge ne s’adapte à rien.

Il existe pourtant des gestes simples, et ils sont profondément maçonniques : redonner de la densité au travail (moins de mondanités, plus d’initiatique), redonner de la clarté (expliquer, accompagner, rendre explicites nos attentes), redonner de l’hospitalité (une loge n’est pas une épreuve sociale), et surtout redonner de l’exemplarité. La meilleure “communication” maçonnique, ce ne sont pas les slogans : ce sont des Frères et des Sœurs qui incarnent une éthique.

Enfin, regardons ce que l’âge peut offrir au lieu de le subir. Les anciens portent la mémoire, le sens du long terme, la stabilité. Les plus jeunes apportent des questions neuves, une vigilance face aux manipulations, une exigence de cohérence. L’un sans l’autre est incomplet. Une loge uniquement “sage” se fige ; une loge uniquement “jeune” se disperse. L’équilibre, lui, fait œuvre.

Oui, l’âge moyen interroge. Mais ce qu’il met au défi, c’est notre capacité à rester fidèles à l’essentiel : transmission, transformation, fraternité réelle. Si nous relevons le niveau, si nous protégeons le sens plutôt que nos habitudes, la question de l’âge cessera d’être une inquiétude. Elle redeviendra ce qu’elle devrait être : une richesse en chaîne, et un passage de flambeau.

Billet d’humeur maçonnique de GADLU.INFO

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