GADLU.INFO - WEB MACONNIQUE - FRANC-MACONNERIE
  • Une info à nous communiquer ?
  • Mentions légales
  • Contact
  • Actualités
    • Edito
    • Evenements
    • Communiqués
    • Anti-maçonnique
  • Web maçonnique
    • Sites obédiences
    • Sites Internet
  • Livres Revues
    • LIVRES / REVUES
    • Livre maçonnique gratuit du mercredi
  • Planches-Contributions-Réflexions
    • Miscellanées Maçonniques
    • Planches
    • Réflexions
    • citations maçonniques
    • Vidéos qui font du bien
    • Chronique de Claude Darche
    • Chronique symbolique-poétique de Patrick Carré
    • Miscellanea Macionica
    • Chronique (im)pertinente de Jérome Touzalin
    • Chronique littéraire
    • LOGE LIBRE ET INSOUMISE
  • Textes
    • Le Manuscrit Halliwell dit Regius(1390)
    • Manuscrit de Cooke (1400)
    • Statuts de Ratisbonne (1498)
    • Constitutions d’Anderson (1723)
    • Discours de Ramsay (1736)
    • Constitutions d’Anderson (1738)
    • Discours de Ramsay (1738)
    • Manuscrit Graham (1726)
    • Catéchisme symbolique (1760)
    • Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen (1789)
    • Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948)
    • Code Maçonnique
  • Lexique
    • Abécédaire – Glossaire Maçonnique
  • Maçons célèbres

ZOROBABEL, L’ATERZATA : ENTRE HISTOIRE BIBLIQUE ET SYMBOLISME MAÇONNIQUE

Planches, Réflexions | 23 février 2026 | 0 | by A.S.

« Venez, rebâtissons les murs de Jérusalem. Ne soyons plus un objet de mépris pour nos ennemis. »
(Esdras 2:18)

Reconstruire Jérusalem : telle fut la mission confiée à Zorobabel après la captivité babylonienne. Plus qu’un chantier, il s’agissait de rétablir une alliance d’unité avec le peuple d’Israël. Selon le récit, les bâtisseurs œuvraient avec la truelle d’une main, tout en gardant bouclier et épée à portée de l’autre : image puissante d’un travail sacré mené sous la menace, qui parle encore à l’imaginaire maçonnique.

De cette restauration naît la figure de Zorobabel, l’Aterzata, titre que l’on rencontre dans certains grades supérieurs, notamment au sein des loges philosophiques. Son origine plonge dans un épisode biblique central : la reconstruction de Jérusalem et du Temple détruit par les Chaldéens. L’Aterzata symbolise le gouvernant juste, le maître capable d’allier autorité, sagesse et service du bien commun.

Un contexte perse favorable

Historiquement, l’Empire perse était structuré en provinces (satrapies) dotées d’une large autonomie. Les Perses, contrairement à d’autres conquérants, n’imposaient pas systématiquement leur culture : tant que les tributs étaient payés, les peuples conservaient langue, religion et coutumes. Les Juifs, captifs à Babylone depuis Cyrus, purent ainsi préserver leur foi — et, selon de nombreux érudits, une part essentielle de l’Ancien Testament se serait fixée durant ces décennies d’exil.

Zorobabel, médiateur et chef de l’œuvre

Zorobabel, rabbin respecté à la cour de Darius Ier, obtint l’autorisation de retourner en Palestine pour rebâtir Jérusalem et surtout le Temple de Salomon. Les chroniques d’Esdras affirment que le roi ne se contenta pas d’accepter : il apporta aussi un soutien matériel, en fournissant ressources et matériaux.

Mais les travaux se heurtèrent à l’hostilité des peuples voisins (Samaritains, Ammonites, Arabes…), qui attaquaient les rapatriés et cherchaient à les discréditer auprès du pouvoir perse. De fausses accusations de rébellion et de refus de l’impôt furent lancées, entraînant même, à un moment, l’arrêt temporaire des travaux, le temps pour le roi de vérifier les intentions des Juifs.

L’Art Royal : bâtir la ville et relever le peuple

La reconstruction du Temple s’accompagnait de celle des murailles et d’une réorganisation du peuple d’Israël selon la doctrine mosaïque : une lecture qui renvoie à l’Art Royal, à la fois opératif (rebâtir) et spéculatif (réformer l’homme et la cité). Zorobabel dut alors convaincre le roi perse du caractère pacifique de l’entreprise : pratiquer l’Art Royal dans la liberté, la justice et le respect des préceptes du Grand Architecte de l’Univers.

Réforme sociale et éthique du gouvernant

Cette période révèle aussi une crise morale : pauvreté, servitude, usure, oppression fiscale. Zorobabel imposa des règles strictes de coexistence fraternelle : lutte contre l’usure, refus de l’esclavage, remboursement des dettes selon les moyens, recours au travail temporaire plutôt qu’à l’asservissement. Les textes attribuent à Esdras une dénonciation vigoureuse de la tyrannie, de l’égoïsme et du désintérêt pour la cause commune.

Après une nouvelle vague de rapatriés, au temps d’Artaxerxès, l’organisation de la cité se consolida. Une fois Jérusalem restaurée, la garde de la ville fut confiée à Hanani et Hanania, et l’Orient de Juda — fort de 42 360 rapatriés — élut Néhémie comme Grand Maître, qui reçut à son tour le nom d’Aterzata, encore utilisé aujourd’hui dans certaines loges philosophiques.

Ainsi, sous l’empire perse, les Frères de Juda purent poursuivre l’Art Royal, opératif et spéculatif, dans un cadre où la liberté religieuse et politique demeurait possible tant que l’ordre public et l’impôt étaient respectés.


John Anatalino Rodrigues

Previous
NAISSANCE DES TEMPLIERS : AUX ORIGINES D’UN ORDRE QUI A MARQUÉ L’HISTOIRE
Next
DES FRANCS-MAÇONS DORMENT À LA BELLE ÉTOILE POUR SOUTENIR LES ANCIENS COMBATTANTS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Obtenez les nouveaux articles par mail :
Powered by follow.it