La franc-maçonnerie figée
La planète terre évolue vers une catastrophe environnementale, sociale et politique – tout est lié – qui risque d’aboutir à une guerre de tous contre tous.
Dans notre monde « globalisé » nous vivons au contact d’innombrables « étrangers », trop différents de nous, donc menaçants. Sans pouvoir les comprendre, nous pouvons les craindre, les mépriser ou les haïr, leur denier la qualité des humains, et c’est le chemin direct vers les génocides!
Le monde a le besoin impérieux de la franc-maçonnerie et de son idéal de la « fraternité universelle » qui exprime le lien d’interdépendance viscérale de tous les humains et, par conséquent, attribue à chacun la même valeur.

Les églises n’ont pas réussi à transformer leurs ouailles en frères et soeurs. A mon avis, la franc-maçonnerie est mieux outillée pour accomplir cette tâche mais n’utilise pas entièrement son potentiel. Pour y parvenir, le premier pas, indispensable, serait de construire un pont par-dessus le fossé qui sépare ses deux grands courants. Car comment accepter la diversité humaine et la considérer comme une source d’inspiration, si on n’est pas capable de tolérer la diversité des franc-maçonneries et de s’en servir pour s’enrichir?
Mon livre « Les francs-maçons arrêtés au milieu du gué » soumet à la discussion un modèle détaillé de construction d’une « Confédération Mondiale des Obédiences Maçonniques » qui permettrait à tout frère et sœur de s’ouvrir aux autres démarches que la leur, sans pour autant modifier aucune loge, ni obédience, pas plus que leurs associations. Ce ne serait pas trop compliqué si on voulait s’en donner la peine. Le débat est ouvert.
Peter Bu


