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ORIGINE ET DEBUT DU REAA EN FRANCE

Planches, Réflexions | 24 septembre 2025 | 2 | by A.S.

En octobre 1804, Paris devient le théâtre d’un moment fondateur pour la Franc-Maçonnerie européenne : l’installation du deuxième Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA). Son objectif ? Diffuser le rite à travers l’Europe. Cet événement marqua une étape décisive dans l’histoire des rituels maçonniques, dans un contexte où les rivalités entre Modernes et Anciens battaient leur plein.


De l’Amérique à l’Europe : un rite transformé

Le REAA plonge ses racines dans le Rite de Perfection, né en Europe avec 25 degrés dits « supérieurs ». Exporté en Amérique, il s’y transforma et s’enrichit jusqu’à atteindre 33 degrés, intégrant les trois grades symboliques : Apprenti, Compagnon et Maître. C’est ce rite renouvelé qui revint ensuite sur le continent sous le nom de Rite Écossais Ancien et Accepté.


La situation maçonnique en Europe au XVIIIe siècle

Au tournant du XIXe siècle, l’Europe maçonnique connaissait une certaine dualité :

  • d’un côté, la Franc-Maçonnerie symbolique des trois premiers degrés (Apprenti, Compagnon, Maître), issue des Modernes de Londres ;
  • de l’autre, une multitude de « hauts grades » foisonnants mais souvent désorganisés.

Le REAA arriva donc dans un contexte où il pouvait s’imposer comme une voie structurée et complète.


1804 : la fondation du Suprême Conseil de France

En octobre 1804, le Suprême Conseil de France tint une assemblée générale et créa à Paris la Grande Loge Générale Écossaise. Celle-ci avait pour mission d’organiser le rituel des Loges bleues (les trois premiers degrés) du REAA.

Cette décision suivait l’exemple de la maçonnerie anglaise, qui confiait la gestion des trois premiers degrés à une Grande Loge, et plaçait le REAA en concurrence directe avec le rite pratiqué par les Modernes.


Modernes vs Anciens : une rivalité toujours vive

À cette époque, la rivalité entre Modernes et Anciens était encore très active. La réconciliation n’interviendra qu’en 1815 avec la naissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

En France, le choix du REAA s’inscrivait dans la continuité des Anciens, soutenant ainsi la légitimité d’une tradition « préservée par les Écossais » (c’est-à-dire les partisans des Stuarts, et non les Écossais au sens national).


Le rôle du Grand Orient de France

Le Grand Orient de France avait alors pour rite officiel le Rite dit Écossais des Modernes, aussi appelé Rite Français. Face à la concurrence du REAA, il adopta une stratégie habile :

En 1804, un accord fut conclu entre le Grand Orient et le Suprême Conseil. Le REAA pourrait être pratiqué dans ses trois premiers degrés au sein du Grand Orient. Ainsi :

  • le Grand Orient neutralisait la concurrence institutionnelle ;
  • le Suprême Conseil garantissait la diffusion du rite en France et au-delà en Europe.

Un compromis brillant, qui permit au REAA de s’implanter rapidement.


Un début prometteur… mais éphémère

Tout semblait alors favorable : en quelques mois, le REAA revenait en Europe, obtenait un cadre institutionnel et pénétrait la principale obédience continentale.

Mais, comme souvent dans l’histoire maçonnique, les luttes de pouvoir vinrent troubler ce bel élan. L’accord ne dura pas longtemps, et le « bon départ » du REAA en France ne fut qu’une entrée en matière avant une période de turbulences.


L’année 1804 marque une étape charnière : le REAA s’implante en France avec éclat, s’appuyant sur le Grand Orient et le Suprême Conseil. Mais cette réussite initiale fut vite contrariée par les rivalités internes. Le destin du rite, promis à un grand avenir, se construira désormais au prix de conflits et de recompositions.

  • Texte adapté d’un article de Rui Bandeira (2011), publié sur le blog “À partir de la pierre”
  • Source : Oficina REAA

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2 comments

  • crazy cattle 3d 25 septembre 2025 at 05:16

    Ce texte offre une perspective fascinante sur les débuts du Rite Écossais Ancien et Accepté en France, en 1804. L’importance historique de cette fondation est soulignée, mais ce qui m’attire particulièrement, c’est la manière dont le REAA s’est imposé dans un contexte de rivalité intense entre les Modernes et les Anciens. La stratégie du Grand Orient de France, en autorisant le REAA à se pratiquer au sein de ses trois premiers degrés, est particulièrement brillante. Elle montre une certaine flexibilité et pragmatisme, plutôt que de refuser purement et simplement la concurrence. Cependant, la question qui reste en tête, c’est de savoir si cette alliance n’a pas été qu’un compromis temporaire, avant que les tensions n’éclatent à nouveau plus tard. L’avenir du REAA en France semblait prometteur, mais son éphémérité reste un sujet de réflexion.

  • Yvan d’Alpha 24 septembre 2025 at 09:50

    Peut-être faudrait-il profiter de ce genre d’article pour rétablir quelques vérités et abattre quelques mythes, plutôt que simplement traduire un article.
    D’abord, la querelle des Antients et des Moderns n’a absolument aucun lien avec l’implantation du REAA en France. Elle n’a eu aucune répercussion chez nous.
    Ensuite, le REAA s’est implanté dans la France napoléonienne notamment parce qu’il répondait à l’air du temps et parce qu’il faisait écho aux pratiques anciennes de la maçonnerie de hauts grades « multi grades » à laquelle le Grand Orient avait substitué une maçonnerie en 4 ordres rationalisés.
    Enfin, le REAA a été administré par un Suprême conseil du 33e degré qui gérait seulement du 19e au 33e, les degrés précédents (du 4e au 18e) restaient l’apanage de l’obédience pour être en concordance avec les 4 ordres français.

    Profitons en aussi pour préciser d’une part que ce Suprême conseil s’est transformé avec la majorité de ses dignitaires et à partir de 1815 en Grand collège des rites et que les dissidents, minoritaires en nombre ont quitté le Grand Orient pour fonder deux autres suprêmes conseils (Prado et Pompéi) qui se sont réunis en 1821 en SCDF.

    Précisons également que la continuité du REAA du 1er au 33e degré est une histoire purement française car le REAA ne devrait exister qu’à partir du 4e degré. C’est même le sens du mot écossais qui implique hauts grades. Le REAA que pratique la GLDF pour ses 3 premiers degrés est donc très très loin d’être le rite le plus pratiqué au monde pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas (ou seulement à la marge) dans le reste du monde.

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