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Nord Sud : Mais qui on est pour parler de ça ?

« NORD SUD » est un spectacle par une troupe de théatre amateur de Sarlat « Les 92 marches« …dont une de mes amies fait partie et dont je lui offre avec le plus grand plaisir une petite chronique sur mon blog…

Ce spectacle est proposé par Europe Ecologie dans le cadre et en parallèle de la Conférence de Copenhague … Une table ronde ouverte pour en débattre qui sera introduite par une séquence théâtrale « Mais qui on est pour parler de ça ? » – (Voir ci-dessous le programme)

Vendredi 11 décembre 2009 à 20 heures 30 à la salle des Fêtes de Proissans (24200)

Spectacle gratuit…N’hésistez pas…

Voir la bande annonce sur le Site Internet « Les 92 marches« C’est par une image burlesque « cinéma muet » de supermarché que commence cette symphonie décapante, tapageuse, à la fois poétique et sensible. La Cie des 92 marches, rompue à l’exercice de création, réussit là un joli tour à leur façon. Faut dire que le chef d’orchestre de cette pirouette colorée n’est autre que le comédien et metteur en scène Renaud Marchal. Sous sa direction minutieuse et attentive les comédiens, plasticiens et musiciens de la Cie des 92 marches au fil d’improvisation et d’atelier d’écriture ont mis un malin plaisir à concocter un spectacle théâtral et musical. Auteurs de leur personnage, auteurs de leur texte, auteur de leur propre histoire, ils vous emmèneront dans un parcours « kaléidoscope »  entre le Nord et le Sud en dehors de tout cliché et images surannées.






























Soirée Europe Ecologie à Proissans, vendredi 11 décembre à 20h 30, salle des Fêtes.
Le Sommet de Copenhague bat son plein
Il est urgent de changer de cap. Les enjeux pour l’agriculture et les rapports Nord Sud ? Parlons-en.

Une table ronde ouverte pour en débattre qui sera introduite par une séquence théâtrale « Mais qui on est pour parler de ça ? », une création théâtrale de « Les 92 marches ». Animé par Jacques Longeot, journaliste à la revue agricole Entraid’oc.

Les participants à la table ronde (sous réserve):
Yannick FRANCES, membre du bureau du Cdja 24
Jean François GAZARD MAUREL, président de la Fdcuma 24
Gérard JOULAIN, président d’Agrobio 24
Yves JEZEQUEL, porte parole de la confédération paysanne
Jules CHARMOY, agriculteur bio (viandes bovines) fournissant 7 AMAP, engagé dans la gestion de la biomasse locale (déchets verts, bois énergie, huile végétale pure)
Pierre LABEYRIE, gérant de la scop Aria, acteur du développement du biogaz agricole.

UN CONSTAT
Le réchauffement climatique provoqué par l’accélération des émissions des gazs à effet de serre. Un développement insuffisant des énergies renouvelables.
Une agriculture intensive énergivore, épuisant les sols, dispendieuse en eau, trop souvent polluante et pas assez « durable ». Avec la perte de la biodiversité.
Les graves crises agricoles actuelles (lait, viande, tabac, viticulture, fruits et légumes, etc..) provoquées par la mondialisation libérale (OMC) et les spéculations sur les matières premières. Et la plongée annoncée de la PAC en 2012 dans l’économie mondiale dérégulée.
Une dynamique d’installation agricole enrayée. Des difficultés grandissantes pour l’entrée dans le métier agricole, l’accès au foncier en particulier.
Une alimentation de plus en plus standardisée et soumise aux intérêts de la grande distribution et des grands groupes agro-alimentaires. Dévoreuse d’énergie.
Les pays du Sud, pris dans ce courant libéral, qui voient s’accroître la misère et particulièrement dans les populations agricoles (1 milliard de paysans souffrant de la faim).
La nécessité absolue pour l’humanité d’engager une action d’envergure pour accroître la production agricole afin de nourrir en 2050 une population de 9 milliards d’habitants, soit une augmentation quasi certaine de la population de presque 50% en 40 ans.
Les modèles alimentaires occidentaux ne peuvent perdurer. La terre ne suffira pas si ils s’étendaient à toute la population mondiale.

UN NOUVEAU MODELE À CONSTRUIRE FACE À CES ENJEUX
Le modèle actuel est à bout de souffle.  Une nouvelle agriculture est à construire. Discutons – en.
Une agriculture « agro-écologique » : baisse des intrants, économie de l’eau, itinéraires techniques économes en énergie, reconquête de la biodiversité, développement de l’agro-foresterie, accélérer le développement de l’agriculture biologique.
Construire et diffuser largement les « circuits courts » et développer au maximum une agriculture « territoriale », économe en transport
Renouer le contrat « paysan – société » au delà de la production alimentaire : énergie biomasse, gestion des déchets, matériaux de construction, piége à carbone, paysages, gestion durable de la ressource en eau (quantité et qualité).
Solidarité avec les paysanneries du Sud en leur permettant d’accéder à la souveraineté alimentaire.
Refondation de la PAC autour d’une réelle protection des paysans (régulation), d’une politique de quotas, d’une juste répartition des droits à produire.
Développement de l’agriculture de groupe sous toutes ses formes.
Engager un plan ambitieux d’inflexion des habitudes alimentaires à l’échelle de la France et de l’Europe. Objectif de santé publique et d’équilibre des ressources.

A.S.: