l fut un temps où l’on entrait au Temple pour y chercher la Lumière.
Aujourd’hui, on a parfois l’impression qu’on y vient surtout pour commenter le classement, vérifier le chrono, et débattre du dernier record battu à coups de millions.
Les Jeux Olympiques d’hiver, ces grandes messes modernes où l’humanité est censée se rassembler autour de valeurs universelles… pendant que des athlètes glissent à 120 km/h sur des pistes artificielles refroidies au CO₂. 🧊
PLUS VITE, PLUS HAUT, PLUS FORT… MAIS VERS QUOI ?
« Citius, Altius, Fortius ».
Une devise qui ferait presque rêver un franc-maçon, si elle ne ressemblait pas de plus en plus à un mantra de marché financier sous stéroïdes.
Plus vite : au prix de corps broyés.
Plus haut : sur des montagnes défigurées.
Plus fort : grâce à des technologies, des protocoles, et parfois des “compléments alimentaires” qui feraient pâlir un alchimiste du XVIIIe siècle.
Dans nos loges, on parle d’équilibre, de juste mesure, de maîtrise de soi.
Aux JO d’hiver, on parle surtout de performance, de rentabilité, et de droits télé.
Deux visions du monde. Deux temples. Pas la même orientation.

LA NEIGE ARTIFICIELLE, SYMBOLE PARFAIT DE NOTRE ÉPOQUE
Quel symbole plus parlant que cette neige artificielle, produite à grand renfort d’énergie, pour maintenir l’illusion d’un hiver qui n’existe plus ?
Nous sommes capables de fabriquer de la neige…
Mais incapables de ralentir notre propre chute morale et écologique.
Un Apprenti apprend que tout ce qui est artificiel finit par trahir son absence de sens.
Les JO d’hiver modernes semblent en faire la démonstration à grande échelle, en HD, avec commentaire en direct.
LA FRATERNITÉ… SOUS CONTRAT
On nous parle de fraternité entre les peuples. Très bien.
Mais une fraternité sponsorisée, géolocalisée, et conditionnée par les intérêts géopolitiques, cela ressemble davantage à une trêve publicitaire qu’à un idéal humaniste.
Dans une loge, la fraternité ne dépend ni du drapeau, ni du podium, ni de la médaille.
Elle se vit dans le silence, dans l’écoute, dans le travail sur soi.
Elle ne se mesure pas en secondes, mais en conscience.
LE SPORT COMME INITIATION ? VRAIMENT ?
Qu’on ne se méprenne pas : l’effort, la discipline, le dépassement de soi sont des valeurs respectables.
Mais quand le sport devient une industrie rituelle vidée de son sens, il cesse d’élever : il distrait.
Un franc-maçon sait que le vrai combat n’est pas contre les autres, mais contre soi-même.
Or les JO d’hiver nous racontent surtout une autre histoire :
celle où l’important n’est pas de devenir meilleur, mais de battre quelqu’un.
ET SI ON CHANGEAIT DE PODIUM ?
Et si le vrai exploit était ailleurs ?
– Réduire l’empreinte écologique plutôt que le centième de seconde.
– Valoriser la coopération plutôt que l’écrasement.
– Remplacer la médaille d’or par un peu de sagesse collective.
Ce serait moins télégénique, sans doute.
Mais infiniment plus initiatique.
En attendant, pendant que les athlètes glissent, que les sponsors brillent et que la neige fond,
les francs-maçons, eux, continuent – discrètement – à travailler une autre piste :
celle de l’élévation intérieure, sans chronomètre, sans projecteurs, et sans artifices.
Et franchement…
c’est peut-être la seule compétition qui vaille encore la peine d’être menée. 🔨❄️
Billet d’humeur maçonnique de GADLU.INFO


