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LE SECRET D’UN MAÎTRE VÉNÉRABLE JUSTE… ET (PRESQUE) PARFAIT

Planches, Réflexions | 9 mars 2026 | 0 | by A.S.

Dans beaucoup de loges, le parcours maçonnique ressemble parfois à une carrière administrative : Apprenti, Compagnon, Maître… et, un jour peut-être, Vénérable Maître.

Comme si cela allait de soi.

Comme si c’était une promotion naturelle, un peu comme passer du statut d’employé à celui de chef de service. Avec, en prime, le fameux fauteuil à l’Orient et la douce satisfaction de taper du maillet avec une certaine autorité.

Mais soyons honnêtes : tous les maçons ne sont pas faits pour être Vénérables Maîtres.

Et ce n’est pas grave.

Car la fonction de Vénérable Maître n’est pas une récompense pour ancienneté. Ce n’est pas une médaille pour bons et loyaux services. Ce n’est pas non plus le moment de gloire d’un Frère qui aurait patiemment attendu son tour pendant dix ans en regardant l’Orient comme on regarde une place de parking se libérer.

En théorie – et parfois même en pratique – un Vénérable Maître devrait être un homme équilibré, réfléchi, capable de rassembler, d’écouter et de guider ses Frères.

En pratique… disons que certaines loges expérimentent des interprétations assez créatives de ce principe.

Le syndrome du « futur Vénérable »

On le reconnaît facilement.

À peine exalté, il commence déjà à réfléchir à son futur programme. Il a des idées. Beaucoup d’idées. Parfois même trop.

Il parle de modernisation, de réforme, d’innovation rituelle. Bref, il veut « dynamiser la loge ». Ce qui signifie souvent : changer des choses qui fonctionnaient très bien jusque-là.

Parfois, il s’agit simplement d’une petite vanité humaine. Rien de très grave.

Mais il arrive aussi que certains confondent autorité et importance personnelle.

Or, en franc-maçonnerie, il n’existe ni hommes infaillibles ni chefs absolus. Heureusement.

Les critères qui devraient compter… mais pas toujours

Dans un monde idéal, choisir un Vénérable Maître devrait se faire avec discernement.

On devrait regarder son engagement réel dans la loge, sa capacité à gérer les différences, son sens de la fraternité, son aptitude à écouter et à maintenir l’harmonie.

On devrait aussi observer son parcours : a-t-il étudié ? S’est-il impliqué ? A-t-il montré de la patience et de la tolérance ?

Malheureusement, il arrive que d’autres critères s’invitent dans l’équation :

  • les amitiés personnelles
  • les intrigues de couloir
  • les alliances de circonstance
  • et parfois même un petit parfum de revanche fraternelle.

Bref, tout ce que la franc-maçonnerie nous invite normalement à dépasser.

Tenir une loge, ce n’est pas diriger une réunion

Être Vénérable Maître, ce n’est pas seulement ouvrir et fermer les travaux avec élégance.

C’est un peu comme tenir un jardin.

Il faut arroser, tailler, surveiller les mauvaises herbes, encourager les jeunes pousses et parfois réparer les dégâts causés par un orage… ou par un Frère un peu trop enthousiaste.

Une loge est une communauté vivante. Elle se nourrit d’attention, de dialogue et de patience. Et parfois aussi d’un solide sens de l’humour.

Le vrai secret d’un bon Vénérable

Au fond, le secret d’un bon Vénérable Maître est étonnamment simple.

Il sait écouter. Il sait encourager. Il sait corriger sans humilier. Il comprend surtout une chose essentielle : personne ne dirige une loge seul.

Une loge vit par ses Frères, par leur engagement, leur travail, leur fraternité et leur sincérité.

Le Vénérable Maître n’est pas le centre de la loge.

Il en est simplement le gardien temporaire de l’harmonie.

Et lorsqu’il réussit à faire en sorte que chacun se sente respecté, utile et fraternellement lié aux autres… alors il n’est peut-être pas parfait.

Mais il est déjà un très bon Vénérable.

Chronique maçonnique – Billet d’humeur de GADLU.INFO

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