Depuis ses origines, la franc-maçonnerie place au cœur de sa démarche la vertu, la recherche de la vérité et l’élévation de la conscience humaine. Elle ne se réduit ni à une société secrète, ni à une religion, ni à une entreprise d’influence occulte : elle se veut avant tout une école initiatique, philosophique et fraternelle, orientée vers la liberté, l’égalité et la fraternité.
Si elle demeure encore mal comprise, c’est souvent parce qu’elle continue d’être regardée à travers le prisme des préjugés, des fantasmes et des accusations anciennes. Pourtant, jamais la franc-maçonnerie n’a été aussi accessible dans ses principes, ses textes et ses finalités.

Son existence juridique, son histoire, ses valeurs et ses engagements sont connus, documentés et consultables. Ce qui subsiste du mystère tient moins à une volonté de dissimulation qu’à l’incapacité de certains à distinguer l’initiatique de l’imaginaire.
L’un des malentendus les plus persistants concerne son rapport à la religion, et plus particulièrement au catholicisme. Or la franc-maçonnerie n’entend pas se substituer à la foi de ses membres, ni définir leur relation à Dieu. Elle laisse à chacun la pleine liberté de sa conscience. Elle n’impose ni culte, ni doctrine religieuse, ni appartenance spirituelle unique. C’est précisément cette liberté qui a souvent été caricaturée, voire combattue.
En réalité, la franc-maçonnerie dérange moins par ce qu’elle cache que par ce qu’elle affirme : la dignité de l’homme, le refus des fanatismes, la primauté de l’esprit, le travail sur soi et la fraternité entre des êtres différents. Elle rappelle que l’on peut chercher la lumière sans renoncer à penser, croire sans exclure, et construire sans haïr.
Les siècles ont passé, les accusations ont changé de forme, mais la même méprise demeure : vouloir juger la franc-maçonnerie sans la connaître réellement. Il serait pourtant temps d’abandonner les vieilles condamnations automatiques pour regarder enfin ce qu’elle est : une voie de perfectionnement moral, de réflexion et d’humanisme.
Référence : Anestor Porfírio da Silva, M∴ I∴ – ARLS Adelino Ferreira Machado – Or. de Hidrolândia – Goiás, Conseiller du Grand Orient de l’État de Goiás.


