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LA FRANC-MAÇONNERIE ANTI-DROITS ? QUAND L’ORDRE SE CONTREDIT LUI-MÊME

Planches, Réflexions | 16 janvier 2026 | 0 | by A.S.

Reconnaissons-le : la franc-maçonnerie n’est pas un bloc homogène. Elle rassemble des traditions, des sensibilités et des juridictions diverses, poursuivant parfois des objectifs distincts — voire opposés. Cette pluralité fait partie de son histoire. Mais elle ne saurait tout excuser. Sous l’égide de la diversité, tout n’est pas acceptable.

Or, il faut le dire clairement : des voix hostiles aux droits existent aujourd’hui en franc-maçonnerie. Elles ne représentent pas la norme générale, mais elles témoignent d’une résistance réelle au progrès social sur des sujets essentiels : égalité femmes-hommes, reconnaissance des minorités, acceptation de la diversité des orientations et identités, mariage homosexuel, droits reproductifs et professionnels des femmes, migrations, justice raciale, ou inclusion des personnes handicapées.

ENTRE VALEURS PROCLAMÉES ET PRATIQUES RÉELLES

D’un côté, des courants maçonniques continuent d’œuvrer pour davantage de liberté, d’égalité et de fraternité, au sens concret d’une dignité partagée. De l’autre, certains s’accrochent à des lectures sélectives de ces valeurs, filtrées par des peurs, des préjugés ou une empathie limitée. Dans cette version réduite, la fraternité devient un entre-soi, l’égalité une formule, et la liberté une posture.

La question devient alors inévitable : comment un Ordre qui se revendique universaliste peut-il tolérer des logiques d’exclusion ?

LA “NEUTRALITÉ” COMME PRÉTEXTE

La franc-maçonnerie aime se définir comme un lieu de liberté de pensée et de débat apaisé. Pourtant, au XXIe siècle, certains secteurs — en interne comme en externe — cherchent à freiner les avancées en matière de droits humains. Face à cela, nombre de loges choisissent l’évitement : on ne parle pas de diversité, on contourne les sujets, on invoque l’unité pour empêcher le débat.

Pire : certaines structures justifient l’exclusion en brandissant une tradition figée, ou des interprétations “immuables” de textes anciens. Or l’argument “il en a toujours été ainsi” est faible : il est souvent inexact, et il contredit la méthode initiatique elle-même, fondée sur la rectification, le perfectionnement et l’élévation.

LA TRADITION N’EST PAS L’IMMOBILITÉ

Historiquement, la franc-maçonnerie a évolué en permanence : influences des Lumières, relectures symboliques, adaptations culturelles, transformations organisationnelles. Ce que certains présentent comme “pur” ou “intangible” est, en réalité, le produit d’évolutions successives. La vraie question n’est donc pas de “suivre la mode”, mais de discerner ce qui relève d’une cohérence avec le cœur maçonnique : dignité, justice, fraternité effective.

DES VALEURS QUI DOIVENT DEVENIR DES ACTES

Pour rester pertinente, la franc-maçonnerie ne peut plus se contenter d’une rhétorique. Elle doit traduire ses principes en gestes concrets : interroger les mécanismes d’exclusion, cesser d’invoquer la neutralité pour éviter les débats difficiles, et affirmer que les droits humains ne sont pas un sujet périphérique, mais un test de cohérence.

Car, en pratique, ne pas prendre position, c’est déjà choisir — souvent au bénéfice du statu quo.

La présence de francs-maçons “anti-droits” n’est pas seulement un problème interne : elle reflète une réaction plus large à l’élargissement des droits, nourrie par la peur du changement et l’idéalisation d’un passé supposé “plus moral”. Dès lors, la question est simple et exigeante : progressons-nous vers un avenir plus équitable, ou restons-nous prisonniers de préjugés déshumanisants ?

La réponse ne viendra pas d’un discours. Elle viendra de la cohérence entre nos valeurs proclamées et la réalité vécue en loge. Et, comme toujours en initiation, elle est entre nos mains.

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