Initiation par l’intime : Louis-Claude de Saint-Martin, Le Philosophe Inconnu, une voie alternative entre Théurgie et Alchimie
de Jean-Louis Ricard (Editions de La Tarente – décembre 2020)
Louis-Claude de Saint-Martin ou le Philosophe Inconnu oppose sa philosophie spiritualiste et mystique à celle de ses contemporains, les philosophes des lumières. S’inscrivant ainsi en contrepoint de la pensée dominante de son siècle et traversant les événements de la Révolution Française à Paris, il propose une spiritualité d’influence chrétienne. Cette spiritualité doit être inspirée par les textes sacrés, certes, mais aussi par le désir profond de l’homme de basculer dans les replis de son intériorité, afin d’y goûter l’ivresse de la vérité.
Penser spirituellement et écrire spirituellement, tel est le défi du Philosophe Inconnu ! Imaginer une écriture libérée semblable à celle des anges, lesquels peuvent inspirer parfois les « hommes de désir » au cours de cérémonies magiques et théurgiques tels que les pratiquaient les rituels maçonniques des élus coën.
L’écriture angélique peut-elle guider la plume de l’homme de désir vers les régions du sublime ? Rêve d’écriture libérée et inspirée, annonce d’une écriture divinisée. La rencontre avec l’ange ou l’esprit envoyé par Dieu, générera les noces intérieures où l’âme de l’homme s’unit avec l’esprit de Dieu, créant ainsi un « mariage indissoluble ».
Selon la tradition hermétiste chère au Philosophe Inconnu, un nouvel être issu des noces alchimiques est ainsi généré en soi : le nouvel homme, l’homme régénéré, dont l’œuvre aura pour mission de régénérer à son tour ses semblables.
Jean-Louis Ricard s’intéresse à l’ensemble des cultures et des traditions et se spécialise sur les courants théurgiques et hermétistes. La sana curiositas le pousse à entreprendre plusieurs cursus universitaires : lettres, philosophie, droit et sciences de l’éducation. Il a soutenu sa thèse sur Louis Claude de Saint-Martin le Philosophe inconnu le 9 décembre 2002 à l’École normale supérieure de Paris : thèse doctorale de littérature, université Paris 8. Il a également enseigné les sciences de l’éducation à l’institut universitaire de formations professionnalisées de Guadeloupe, institut pour lequel il a été directeur de mémoire en 2003 en lien avec l’université Paris 12 de Créteil.



