Au XVIIIe siècle, dans son ouvrage L’Etoile flamboyante, le baron Tschoudy évoque l’alchimie comme « le tronc, l’arbre essentiel de la maçonnerie« .
Dominique Jardin a développé dans son précédent livre, L’Alchimie des francs-maçons, comment les grades bleus ont été influencés par la maçonnerie des grades post-magistraux nourrie et imprégnée de discours alchimiques.
GRAND OEUVRE ET ART ROYAL : L’ALCHIMIE ET LES HAUTS GRADES MACONNIQUES – EXEMPLE DU REAA
de Dominique JARDIN – Dervy Editions – Collection Renaissance Traditionnelle – Juillet 2024 -440 pages
Parmi ces hauts grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA), certains spécifiquement alchimiques conservent et développent ce patrimoine comme le Chevalier du Soleil (28e grade) ou le Prince de Mercy (26e grade). Certains grades – Maître secret (4e grade), Maître parfait (5e grade) ou Chevalier Rose-Croix (18e grade) – peuvent aussi susciter une lecture interprétative alchimique, tandis que d’autres méritent encore discussion. Le but de cette étude est de comprendre comment l’alchimie a influencé les maçons au moment de l’élaboration des hauts grades en comparant de manière inédite les sources historiques maçonniques et alchimiques : textes et iconographie.
La difficulté consiste à ne pas succomber à la tentation de voir de l’alchimie partout dans les rituels, car ce n’est évidemment pas le cas. Analyser les métaphores alchimiques que développent les rituels et leurs significations, tout en les replaçant dans leur contexte historique et symbolique, permet d’appréhender de manière très originale et riche le parcours maçonnique et d’approfondir sa dimension initiatique.
Le franc-maçon ou le lecteur curieux pourra ainsi croiser les deux domaines de la franc-maçonnerie et de l’alchimie et saisir leur mise en regard afin de « comprendre le Mystère » de l’Art Royal mais aussi du Grand Oeuvre.
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Cet ouvrage de Dominique Jardin, spécialiste de la franc-maçonnerie et auteur de « L’Alchimie des francs-maçons », explore les liens profonds entre l’alchimie et les hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA).
En s’appuyant sur la référence du baron Tschoudy (XVIIIe siècle), qui voit l’alchimie comme le « tronc essentiel » de la maçonnerie, Jardin analyse comment les discours alchimiques ont influencé l’élaboration des rituels maçonniques post-magistraux.
L’étude compare de manière inédite sources historiques maçonniques et alchimiques (textes et iconographie) pour décrypter les métaphores alchimiques dans des grades spécifiques, comme le Chevalier du Soleil (28e), le Prince de Mercy (26e), le Maître secret (4e), le Maître parfait (5e) ou le Chevalier Rose-Croix (18e).
L’auteur met en garde contre la tentation de voir de l’alchimie partout, insistant sur une approche contextualisée et nuancée.
Cela permet d’approfondir la dimension initiatique de la maçonnerie, en reliant l’Art Royal au Grand Œuvre alchimique, et d’inviter le lecteur (maçon ou curieux) à « comprendre le Mystère » de ces traditions croisées.
Notons une analyse originale et rigoureuse, enrichie d’un regard historique qui évite les interprétations excessives. L’ouvrage prolonge idéalement le précédent de l’auteur sur les grades bleus, offrant une perspective globale sur l’héritage alchimique en maçonnerie.
Il est particulièrement précieux pour qui s’intéresse à l’ésotérisme et aux symboles initiatiques.Impressions générales : Accessible malgré sa densité, ce livre est une contribution enrichissante au dialogue entre alchimie et FM, avec une érudition qui invite à la réflexion sans dogmatisme.
Recommandé pour approfondir le REAA sous un angle hermétique.
Utiliser un même langage pour tous codé : contraire et complémentaire
FRATERNITE ALCHIMIQUE