Un geste présenté comme fraternel n’a pas suffi à sauver son poste.
À Auckland (Nouvelle-Zélande), Jason Blankenaar, peintre de marines salarié de Boatspray Limited (marina de Half Moon Bay), a été licencié pour faute grave après avoir été surpris, un week-end, en train de travailler sur le bateau d’un homme présenté comme franc-maçon, Maxwell Mullin.
Ce qui s’est passé
- En novembre 2024, une connaissance commune met Blankenaar en relation avec Mullin, qui cherche des conseils pour repeindre son bateau. La “consultation” se transforme rapidement en aide manuelle le week-end.
- Le 28 novembre 2024, le gérant de Boatspray, Brian Kent, reçoit un e-mail du responsable de la zone de stationnement des bateaux signalant que des employés auraient été vus en activité le week-end. Sur la vidéosurveillance, Kent identifie Blankenaar sur le bateau… et note qu’il porte à plusieurs reprises une chemise avec le logo de l’entreprise.
- Convoqué le 9 décembre 2024, Blankenaar explique qu’il aide “un autre franc-maçon” et insiste : ce n’est pas un travail car il aurait refusé d’être payé, parlant même d’un “don pour la bonne cause”.

Pourquoi l’employeur a considéré cela comme grave
L’affaire se complique lorsque l’entreprise rappelle que Mullin était un client régulier : Boatspray avait déjà effectué de nombreux travaux sur son bateau, et un devis antérieur existait même pour des zones similaires. Travailler dessus sans autorisation ressemblait donc, pour l’employeur, à une activité concurrente / conflit d’intérêts.
Le contrat de Blankenaar interdisait toute activité commerciale incompatible sans accord écrit préalable. Boatspray le suspend, le convoque le 12 décembre 2024, puis le licencie immédiatement.
La décision de l’Autorité (4 février 2026)
Blankenaar conteste devant l’Employment Relations Authority en soutenant que l’activité n’était pas rémunérée et qu’elle visait à acquérir de l’expérience. L’Autorité n’est pas convaincue : elle retient que l’absence de paiement en argent n’efface pas la situation, puisque l’avantage peut être non financier (le “don”, le service rendu, la contrepartie implicite, etc.).
Elle conclut que la conduite a entraîné une perte de confiance de l’employeur, et juge le licenciement justifié, malgré quelques critiques de procédure jugées “mineures” dans le contexte d’une petite entreprise.


