L’ésotérisme est une chance, la chance ! La chance de s’éveiller enfin.
Pierre A. Riffard, dans L’Ésotérisme, approche de l’ésotérisme occidental parue en 1990 dans cette même collection, a tenté de lever la suspicion qui pèse sur la notion d’ésotérisme et de contredire le procès en charlatanisme fait à ceux qui le pratiquent.
ESOTERISMES D’AILLEURS – LES ESOTERISMES NON OCCIDENTAUX
de Pierre A. Riffard – Editeur : Albin Michel – Bouquins La Collection – 2020 – 1280 pages
Restait à explorer le domaine non occidental. Existe-t-il un ésotérisme dans les brousses africaines ? En quoi consistent les « Mystères d’Égypte » ? Quelle forme prend l’initiation en Océanie, chez les Papous emplumés ou chez les Tahitiens fleuris ? À quelles visions du monde préparent le bouddhisme, le zen, le tantrisme de la main droite ou le tantrisme de la main gauche ? Comment fonctionnent la magie des chamanes, l’astrologie des Sumériens, l’alchimie des taoïstes ? Les chrétiens ont-ils des doctrines secrètes ? En chacun de ces aspects, balisés par des signes de reconnaissance, l’homme se réalise, se forme, et tend à la connaissance.
De nombreux textes, rares, essentiels, jusqu’alors non traduits en français, permettront au lecteur de se faire une opinion par lui-même.
Questions de tête ou coups de coeur, l’ésotérisme non occidental promet. Et il tient ses promesses.
Ce volume contient :
LES ÉSOTÉRISMES PRIMITIFS : Les Négro- Africains ; Les Amérindiens ; Les Asiatiques ; Les Océaniens. – LES ÉSOTÉRISMES CIVILISATEURS : Les Mésopotamiens ; Les Égyptiens ; Les Iraniens ; Les Anatoliens. – LES ÉSOTÉRISMES DE L’INDE : Les Hindous ; Les Bouddhistes. – LES ÉSOTÉRISMES D’EXTRÊME-ORIENT : Les Chinois ; Les Japonais ; Les Tibétains. – LES ÉSOTÉRISMES MONOTHÉISTES : Les Juifs ; Les Chrétiens ; Les Musulmans.
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Paru en 1997 dans la collection « Bouquins », Ésotérismes d’ailleurs est le pendant non occidental du volume L’Ésotérisme (1990) du même auteur. Pierre A. Riffard y défend une thèse universalisante : l’ésotérisme, entendu comme quête de connaissance secrète et initiatique, n’est pas propre à l’Occident mais se retrouve, sous diverses formes, dans de nombreuses aires culturelles.
L’ouvrage se structure en cinq grandes parties : ésotérismes « primitifs » (Afrique noire, Amérindiens, Asiatiques, Océaniens), « civilisateurs » (Mésopotamie, Égypte, Iran, Anatolie), de l’Inde (hindouisme, bouddhisme), d’Extrême-Orient (Chine, Japon, Tibet) et monothéistes (judaïsme, christianisme, islam). Chaque section combine notices synthétiques et extraits de textes rares, souvent inédits en français, pour permettre au lecteur de se faire sa propre opinion.
Méthodologiquement, Pierre A. Riffard (docteur ès lettres, maître de conférences en philosophie) adopte une approche à la fois historico-philologique et phénoménologique, avec un appareil de références très fourni qui donne au livre une allure de « thèse » sur le sujet. Dans le champ des études sur l’ésotérisme, il est parfois cité comme représentant d’une approche large et « pro-ésotérique », par contraste avec des historiens plus restrictifs sur la notion d’« ésotérisme occidental ».
En bref; il s’agit d’une encyclopédie savante et comparatiste des voies « secrètes » du savoir à travers le monde, utile aux chercheurs et journalistes spécialisés, mais exigeante et parfois discutée sur ses frontières conceptuelles.