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ESCALIER EN COLIMAÇON : LA SPIRALE DU COMPAGNON VERS LA LUMIÈRE

Planches, Réflexions | 20 décembre 2025 | 1 | by A.S.

Dans le symbolisme maçonnique, l’escalier en colimaçon paraît parfois discret. Pourtant, il dit l’essentiel : l’initiation n’est pas un décor, mais un mouvement.

UNE ASCENSION DIFFICILE, NON LINÉAIRE

Monter en spirale, c’est avancer sans ligne droite : on tourne, on s’élève, on doute parfois, on croit revenir en arrière… alors qu’on gagne en hauteur. Le symbole enseigne que l’évolution du Compagnon est faite de hauts et de bas, et que la persévérance dans la quête de la lumière finit par porter ses fruits.

TROIS VOLÉES : 3, 5 ET 7 MARCHES

Une lecture classique présente l’escalier en trois volées de 3, 5 et 7 marches, chacune correspondant à un palier de compréhension.

3 MARCHES : RECTITUDE ET ÉQUILIBRE

Les trois premières marches renvoient au fil à plomb, au niveau et à l’équerre : se tenir droit, s’équilibrer, agir avec justesse. Le Compagnon n’abandonne pas les bases : il les approfondit.

5 MARCHES : LES SENS ET LA PERCEPTION

Les cinq marches suivantes évoquent les cinq sens. Elles rappellent que l’initiation s’ancre dans le réel : apprendre à observer, écouter, vérifier, ne pas juger sur une impression unique. À ce niveau se rattache aussi l’idée des cinq ordres d’architecture (toscan, dorique, ionique, corinthien, composite), signe que le Compagnon devient un ouvrier de l’harmonie et de la construction.

7 MARCHES : ARTS ET SCIENCES

La troisième volée renvoie aux sept arts et sciences : grammaire, rhétorique, logique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie. Le message est simple : pour s’élever, il faut se former, structurer sa pensée et affiner son regard sur le monde.

LA SPIRALE : SE RETOURNER SUR SOI

Plus profondément, la spirale indique que l’on s’élève en se retournant vers soi-même : réflexion, réajustement, reprise patiente de la pierre. On gravit le Temple par la méditation et l’effort intérieur, pas par la vitesse.

LE TEMPLE : UN IDÉAL JAMAIS ACHEVÉ

Dans cette perspective, le Temple de Salomon n’est pas à reconstruire matériellement : il est le symbole d’un idéal. Chaque franc-maçon en est une pierre, taillée dans le silence. L’escalier figure alors le passage d’un niveau de conscience à un autre.

UN SYMBOLE OUVERT, PAS UNE RÉCITATION

Les interprétations (3-5-7 notamment) éclairent, mais ne doivent pas enfermer : un symbole n’a pas une seule lecture. Chacun est invité à méditer et à retenir ce qui correspond à sa maturation. Les Maîtres guident, ils n’imposent pas.

À NE PAS CONFONDRE AVEC L’ÉCHELLE DE JACOB

Enfin, l’escalier en colimaçon ne se confond pas avec l’échelle de Jacob, symbole plus explicitement religieux lié à la Révélation. L’escalier en spirale, lui, renvoie d’abord au travail humain : progression, étude et perfectionnement.

CONCLUSION

L’escalier en colimaçon enseigne une vérité simple : la montée initiatique est exigeante, progressive, structurée — et surtout intérieure. On n’y grimpe pas pour paraître, mais pour devenir plus juste.

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1 comment

  • Dante84 20 décembre 2025 at 12:30

    L’escalier en colimaçon est un symbole maçonnique polysémique qui combine une origine architecturale médiévale, une fonction rituelle précise (3 5 7) et des lectures numérologiques, ésotériques et psychologiques complémentaires — ces dimensions doivent être articulées pour une compréhension complète.
    Origine historique et ancrage architectural :
    L’escalier en colimaçon apparaît d’abord comme une solution architecturale médiévale, tours, donjons et escaliers de service, caractérisée par la verticalité, l’économie d’espace et parfois des fonctions défensives. Cette genèse matérielle explique la métaphore de l’ascension et la facilité de transfert du motif vers un langage initiatique : la forme spiralée devient image de progression et d’effort. Il est donc essentiel de ne pas dissocier la lecture symbolique de son contexte historique et technique.

    Fonction rituelle et variantes :
    Dans les rituels de loge, l’escalier tournant conduit traditionnellement à la Chambre du Milieu et se compose de trois volets de 3, 5 et 7 marches, chiffres explicitement mentionnés dans de nombreux rituels et représentés sur les tapis de loge. Cette configuration n’est pas purement décorative : elle structure l’instruction par paliers et sert de support mnémotechnique lors des interrogations rituelles. Toutefois, la formulation et l’accent varient selon les rites, ce qui impose une approche comparative des sources rituelles avant toute généralisation.

    Lectures numérologiques et ésotériques :
    Les nombres 3, 5 et 7 renvoient à traditions symboliques multiples : la trinité et l’équilibre (3), les sens et l’expérience (5), les arts, sciences et la plénitude symbolique (7). Des auteurs ésotériques prolongent ces lectures en les inscrivant dans des cadres hermétiques, alchimiques ou cosmologiques (microcosme/macrocosme, cycles initiatiques), offrant des couches d’interprétation supplémentaires sans prétendre à l’unicité du sens. Il convient d’exposer ces options comme hypothèses interprétatives et de les confronter aux textes rituels.

    Dimension psychologique et pédagogique :
    La spirale est un modèle de développement intérieur : montée par retours réflexifs, approfondissement progressif et révision des acquis. Cette lecture contemporaine relie symbolisme et pédagogie maçonnique : l’initiation est un processus cumulatif et non linéaire. Intégrer cette perspective permet de faire le lien entre pratique rituelle et effets subjectifs sur l’initié.

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