Un pouvoir sûr de lui n’a pas peur des symboles.
Un pouvoir qui interdit la Franc-Maçonnerie confesse une chose : il sait que la liberté intérieure est incontrôlable.
On la caricature en “secte”, en “complot”, en “pouvoir invisible”. Et pourtant, la Franc-Maçonnerie n’est ni un parti politique, ni une religion, ni un réseau occulte. Dans plusieurs pays du monde, elle est interdite, dissoute ou criminalisée pour une raison bien plus simple — et bien plus révélatrice : elle forme des consciences libres.
Quand l’État veut tout contrôler, la Loge devient suspecte
Dans les régimes autoritaires et les théocraties, toute structure autonome est un problème. La Loge rassemble des femmes et des hommes qui s’exercent à :
- penser par eux-mêmes,
- confronter des idées sans haine,
- bâtir une fraternité au-delà des appartenances imposées,
- et placer la conscience au-dessus de l’obéissance aveugle.
Ce n’est pas l’agitation qui inquiète : c’est l’indépendance. Le travail initiatique ne renverse pas un pouvoir… mais il rend l’homme moins manipulable. Et cela suffit souvent à déclencher la peur.

Des interdictions bien réelles
Sans prétendre à l’exhaustivité, la Franc-Maçonnerie est interdite ou fortement réprimée dans :
- une partie du Moyen-Orient et du monde arabo-musulman (où elle est parfois assimilée à une menace politico-religieuse),
- certains régimes communistes (où toute organisation non contrôlée par l’État est suspecte),
- et l’Histoire européenne rappelle les persécutions massives sous des régimes totalitaires (nazisme, fascisme, franquisme).
Les loges y ont été fermées, les archives saisies, les membres surveillés, parfois emprisonnés. La sanction n’est pas toujours juridique : elle peut être sociale, professionnelle, familiale. L’interdiction est parfois écrite dans la loi… parfois dans la peur.
Ce que ces interdictions révèlent
Interdire la Franc-Maçonnerie, c’est souvent tenter d’interdire :
- le doute fécond,
- la liberté de conscience,
- la pluralité des vérités vécues,
- et cette idée insupportable pour certains pouvoirs : l’homme peut se transformer sans permission.
Un rappel pour les Maçons des pays libres
Quand on peut ouvrir les travaux sans risque, on oublie que cela n’a rien d’évident. Ailleurs, des Frères et des Sœurs ne peuvent ni se réunir, ni transmettre, ni même se dire. Cela impose une responsabilité : ne pas banaliser la Loge, ne pas réduire l’initiation à un folklore, et se souvenir que la Lumière n’est pas un décor — c’est une exigence.
Là où la Franc-Maçonnerie est interdite, ce n’est pas parce qu’elle est toute-puissante.
C’est, au contraire, parce qu’elle rappelle à chacun une puissance que les tyrannies redoutent : celle de l’esprit libre.
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