Il avait créé, à Béziers, une nouvelle loge de la Grande loge de l’Alliance maçonnique française.
Michel Bousquet refait parler de lui. Cet ancien conseiller municipal et ex-président de l’Union taurine biterroise s’était distingué pour sa condamnation, en août 2020, pour injure raciste envers la députée de Paris Laetitia Avia.
« Le Biterrois Michel Bousquet suspendu deux fois de la franc-maçonnerie » – Un article du journal Midi Libre en date du 06 octobre 2022 de la journaliste Antonia Jimenez

Ce faux pas lui avait valu d’être aussitôt démissionné par Robert Ménard, de ses fonctions d’élu. Quelque temps plus tard, il avait revendiqué sa condamnation » comme une médaille « .
Une première sanction volatilisée
On apprend aujourd’hui qu’il a été aussi suspendu, le 4 octobre 2022, » de toute activité maçonnique avec effet immédiat et interdiction de paraître en loge, conseil ou assemblée relevant de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française », comme il est inscrit dans l’ordonnance 2022-3-019 du Grand maître de l’obédience en question.
Cette suspension n’est, en fait, que la confirmation d’une mesure identique qui avait été signifiée au Biterrois, dès 2020, à la suite de sa condamnation. Cependant, cette première mise à l’écart avait semble-t-il pu être contournée. Pourquoi ? Comment ? Ces questions, certains membres de l’obédience se les sont posées le 14 septembre dernier. en apprenant que Michel Bousquet est élu, par une quinzaine de frères, vénérable maître (le dirigeant) de la nouvelle loge Saint-Jean Chrysostome, la cinquième structure de l’obédience à Béziers). Indignés, ces francs-maçons tentent de comprendre.
Ils découvrent que le 23 octobre 2020, Michel Bousquet a été réintégré à la GL-AMF « sans consultation des instances de gouvernance ou de justice (internes) ni par une ordonnance de réintégration, mais parce que l’ordonnance de suspension avait disparu. » Dysfonctionnement administratif ? Complaisance ? Stupéfaction certainement.
« Honte et indignation »
Un vénérable maître de l’obédience, qui désire rester anonyme, s’exprime : » C’était inacceptable qu’il soit encore des nôtres après la condamnation, et ses commentaires sur les réseaux sociaux, et que nos dignitaires aient donné leur autorisation et aient consacré la nouvelle loge biterroise avec Michel Bousquet à sa tête ! »
« Nous avons ressenti, pour certains, une immense honte et une profonde indignation », indique un autre membre de la GL-AMF.
Suite à cette levée de boucliers, le 4 octobre, le nouveau Grand maître de l’obédience a donc demandé une nouvelle suspension à l’encontre de Michel Bousquet et l’ouverture d’une enquête par « la chambre de justice (une structure interne) de faire la lumière sur les circonstances qui ont prévalu à la création de la loge ». Celle-ci reste constituée et devra élire un nouveau vénérable maître.
Nul doute que cette affaire biterroise sera évoquée lors du congrès national de la GL-AMF ce samedi 8 octobre, à Deauville.
M. Bousquet veut « se faire oublier »
Contacté par téléphone, Michel Bousquet ne nie pas son appartenance à l’obédience, ne nie pas la création de la loge biterroise, mais nie sa suspension. « Ce n’est pas moi, c’est peut-être un homonyme ! ».
Il n’en est rien, c’est bien du Biterrois Michel Bousquet dont il s’agit. Il préfère insister sur le passé. « J’ai dérapé, j’ai payé cher, aujourd’hui, je préfère me faire oublier », dit-il en synthèse.


