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ARTS LIBÉRAUX : POURQUOI LA MAÇONNERIE GARDE CE LANGAGE ANCIEN

Planches, Réflexions | 25 février 2026 | 0 | by A.S.

Dans certaines loges, on entend parfois une tentation : remplacer les « Arts Libéraux » par un vocabulaire jugé plus moderne, plus neutre, plus “scientifique”. Comme si l’expression était devenue encombrante. Pourtant, si la franc-maçonnerie a choisi cette cartographie ancienne du savoir, ce n’est pas pour faire érudit. C’est parce qu’elle y trouve une façon précise de parler du passage : passer de l’habileté à la compréhension, du geste à la conscience, de l’outil à la mesure intérieure.

UN MOT QUI RÉSISTE AU “TOUT-SCIENCE”

Dire “sciences” rassure : cela évoque la preuve, l’efficacité, la modernité. Dire “Arts Libéraux”, au contraire, dérange un peu : c’est une expression datée, hiérarchisée, chargée d’histoire. Mais c’est justement ce “grain” qui intéresse la Maçonnerie. Car les Arts Libéraux ne désignent pas seulement des matières : ils désignent un type de formation, une discipline de l’esprit qui apprend à ordonner ce que l’on voit, ce que l’on pense et ce que l’on transmet.

La question n’est donc pas : “Connaît-on ces arts ?”
La question est : quel genre d’homme ces arts prétendent-ils former ?

UNE IDÉE SIMPLE : LE TRAVAIL N’EST PAS MUET

La franc-maçonnerie vient d’un imaginaire de construction. Or bâtir n’est jamais un acte purement mécanique : on ne pose pas des pierres comme on empile des objets. On compose une stabilité, on respecte des rapports, on cherche des alignements, on anticipe des forces. En clair : même lorsqu’il travaille avec ses mains, l’homme bâtisseur travaille aussi avec une intelligence de la forme.

C’est là que le langage des Arts Libéraux devient utile : il rappelle que le travail vrai n’est pas “inférieur” parce qu’il est manuel. Il contient une part de pensée, parfois plus rigoureuse que bien des discours.

LE MOMENT DU COMPAGNON : APPRENDRE À LIRE CE QU’ON FAIT

Dans le parcours initiatique, il existe un seuil : celui où l’on ne demande plus seulement d’exécuter correctement, mais de comprendre ce qui se joue derrière l’exécution. Le grade de Compagnon correspond à ce seuil. Il n’est pas “un degré de plus” : c’est un changement de posture.

À ce moment, les Arts Libéraux agissent comme une boussole :

  • le Trivium renvoie à la clarté de la parole (ne pas confondre convaincre et dire vrai, ne pas parler pour masquer le vide) ;
  • le Quadrivium renvoie à la structure (nombre, proportion, rythme, orientation), c’est-à-dire à une manière de ne pas se laisser gouverner par l’approximation.

On n’enseigne pas ces arts comme à l’école. On s’en sert comme d’un miroir : ils apprennent au Compagnon à relier, à comparer, à hiérarchiser, à discerner.

LA GÉOMÉTRIE : PAS UNE TECHNIQUE, UN CRITÈRE

Parmi ces repères, la Géométrie a une place particulière. Dans un contexte maçonnique, elle ne se résume pas à mesurer. Elle devient un critère : celui de la justesse. Justesse d’une proportion, mais aussi justesse d’une décision, d’une place, d’un rapport aux autres.

C’est une idée puissante : le même principe qui rend un bâtiment habitable peut rendre une vie plus cohérente. Autrement dit, la géométrie devient une façon de passer du “ça tient” au “ça fait sens”.

POURQUOI “ART ROYAL” ?

L’expression “Art Royal” n’a pas besoin d’être comprise comme un titre prestigieux. Elle peut se lire autrement : comme l’affirmation d’un art qui réclame une autonomie intérieure. Est “royal” ce qui ne dépend pas seulement du rendement, de l’opinion ou de l’immédiat. Est “royal” ce qui oblige à répondre de ce que l’on construit — dehors et dedans.

Et c’est précisément ce que les Arts Libéraux protègent : ils empêchent la démarche de se réduire à une morale vague ou à un symbolisme décoratif. Ils rappellent que l’initiation est aussi une éducation du jugement.

UN LANGAGE QUI GARDE L’ESSENTIEL

Si la franc-maçonnerie conserve les Arts Libéraux, ce n’est pas par amour du passé. C’est parce qu’ils nomment quelque chose que les mots modernes disent moins bien : la différence entre accumuler des connaissances et se transformer par le savoir.

Les Arts Libéraux, en loge, ne servent pas à briller. Ils servent à orienter : vers la justesse, le discernement et la liberté intérieure — là où l’Art Royal cesse d’être une formule et devient une exigence.

Inspiré d’un texte de Ion Rajolescu, rédacteur en chef de Nos Colonnes

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