Une dérive inquiétante à Bruxelles
Une tribune publiée le 20 mars 2026 par Nadia Geerts dans le magazine « Le Point » met en lumière un phénomène préoccupant : la diffusion de livres gratuits dans certains quartiers populaires de Bruxelles véhiculant une vision conspirationniste de la franc-maçonnerie.
Derrière une apparence anodine, ces ouvrages présentent l’ordre maçonnique comme une force hostile à l’islam, liée à des stratégies occidentales visant à influencer ou affaiblir les sociétés musulmanes.

⚠️ Une logique de peur et de division
Ce discours s’inscrit dans une rhétorique bien connue : celle de la « citadelle assiégée ».
👉 Le mécanisme est simple :
- désigner un ennemi invisible
- alimenter un sentiment de menace
- justifier le rejet de l’autre
La franc-maçonnerie devient alors un symbole fantasmé, au cœur de théories du complot mêlant religion, politique et identité.
🧠 Entre complotisme et fracture sociale
Ce type de narration repose sur :
- des mythes anciens recyclés
- une simplification extrême du réel
- une diffusion ciblée dans des publics vulnérables
👉 Résultat : une montée de la défiance, une polarisation des opinions et une fragilisation du vivre-ensemble.
🤝 Rappeler la réalité maçonnique
Face à ces accusations, il est essentiel de rappeler que la franc-maçonnerie repose sur :
- la liberté de conscience
- le dialogue entre convictions
- la recherche de vérité
Elle ne constitue ni une organisation de domination, ni une structure anti-religieuse.
⚖️ Un signal à ne pas ignorer
Sans parler de « guerre de religion » au sens strict, ces discours traduisent une tension croissante où le religieux est instrumentalisé pour opposer plutôt que rassembler.
👉 Le véritable enjeu reste clair :
préserver une société fondée sur la tolérance, la raison et le dialogue.


