MISCELLANÉES MAÇONNIQUES
par Guy Chassagnard
Chronique 499
1948 – La régularité de la GLNF

C’est le 29 octobre 1948 que la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies françaises (GILAN), fondée en 1913, a, en changeant de nom, donné naissance à l’actuelle Grande Loge Nationale Française (GLNF) la seule obédience française reconnue officiellement « régulière » par la Grande Loge Unie d’Angleterre et son clan international des grandes loges de la Tradition maçonnique.

Or, si l’on s’en réfère aux conditions de régularité et de reconnaissance énoncées par la Grande Loge Unie d’Angleterre, ne peut être considérée « régulières» qu’une Grande Loge qui a été « dûment établie par une Grande Loge régulière ou par au moins trois loges régulières ».
Comment donc notre GLNF (précédemment GLNIR), qui n’a été fondée que par une seule loge (!), peut-elle s’affirmer légitime ?
La question a été maintes fois posée, sans être suivie de réponse autre que « normande ».
Il en ressort d’abord que la GLNF a été fondée avant que la Grande Loge Unie d’Angleterre n’adopte – en 1929 – ses grands principes de régularité.
Il en découle ensuite que si la GLNF a été reconnue par l’ensemble des « Grandes Loges régulières », c’est qu’elle ne peut qu’être régulière elle-même.
Il est d’ailleurs clairement énoncé, dans son Règlement général, qu’elle est « l’obédience reconnue comme régulière pour gouverner, en France, l’ancienne et Très Vénérable Fraternité des Maçons Francs et Acceptés, Ordre maçonnique et traditionnel, dont l’essence repose sur la foi en Dieu, Grand Architecte de l’Univers, la fraternité et l’exercice des vertus ».
À noter que la GLNF a perdu sa « reconnaissance » de 2012 à 2014 pour cause de désordres internes.
En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.
© Guy Chassagnard — Auteur de :
- Le Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (Segnat, 2016)
- La Franc-Maçonnerie en Question (Dervy, 2017)
- Les Constitutions d’Anderson (1723) & la Maçonnerie disséquée (1730) (Dervy, 2018)
- La Chronologie de la Franc-Maçonnerie (Segnat, 2019)
- Les Annales de la Franc-Maçonnerie (Segnat, 2019)


