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À ROCHESTER, LES FRANCS-MAÇONS HONORENT UNE FRATERNITÉ PLUS FORTE QUE LES LIGNES DE FRONT

Actualités | 30 août 2026 | 0 | by A.S.

À ROCHESTER, LES FRANCS-MAÇONS HONORENT UNE FRATERNITÉ PLUS FORTE QUE LES LIGNES DE FRONT

Le 25 août 2026, des francs-maçons de l’État de New York se sont réunis au cimetière de Mount Hope, à Rochester, pour rendre hommage à plusieurs combattants de la guerre d’Indépendance américaine, et plus particulièrement à Thomas Boyd et Michael Parker, deux soldats liés à un épisode aussi tragique que symboliquement puissant de l’année 1779. Cette cérémonie s’inscrivait dans les commémorations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. (Westside News)

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En septembre 1779, au cours de la campagne Sullivan, un détachement de soldats américains commandé par le lieutenant Thomas Boyd fut pris dans une embuscade près de l’actuelle ville de Groveland, dans l’État de New York. Boyd et le sergent Michael Parker furent capturés. Tous deux devaient finalement trouver la mort dans des circonstances particulièrement brutales. Leurs dépouilles furent transférées plusieurs décennies plus tard à Mount Hope, où elles furent réinhumées en 1841 au cours d’une importante cérémonie publique. (libraryweb.org)

Mais un élément particulier de cette histoire continue, près de deux siècles et demi plus tard, à retenir l’attention des francs-maçons.

Thomas Boyd était franc-maçon. Après sa capture, il aurait reconnu parmi ses adversaires le chef mohawk Joseph Brant, lui aussi initié à la franc-maçonnerie mais engagé dans le camp loyaliste aux côtés des Britanniques. Selon la tradition transmise autour de cet épisode, Boyd aurait alors fait appel à leur appartenance fraternelle commune. Brant aurait reconnu en lui un frère et tenté d’obtenir qu’il soit épargné. (Westside News)

Le récit doit toutefois être considéré avec prudence. Comme l’a rappelé l’historien local Chris Carosa, cette rencontre relève davantage d’une tradition historique que d’un fait entièrement documenté. Il existe néanmoins d’autres témoignages attestant que Joseph Brant avait, dans certaines circonstances, épargné des combattants patriotes en raison de liens maçonniques. (Pressbee)

C’est précisément cette dimension que souhaitait rappeler la cérémonie de Rochester, organisée sous le thème « Brotherhood Across Battle Lines », que l’on pourrait traduire par « La fraternité par-delà les lignes de front ».

Des représentants des francs-maçons du comté de Monroe, des Daughters of the American Revolution et des Sons of the American Revolution ont participé à l’hommage. Robert L. Hogan Jr., Grand Maître des francs-maçons de l’État de New York, devait notamment prendre la parole lors de la cérémonie, qui comprenait dépôt de gerbes, honneurs militaires et évocation historique. (Westside News)

Au-delà de l’anecdote militaire, l’histoire de Boyd et Brant conserve une portée symbolique singulière : celle de deux hommes engagés dans des camps ennemis mais susceptibles de se reconnaître malgré tout comme frères.

Une histoire dont toutes les circonstances ne peuvent sans doute plus être établies avec certitude, mais qui continue d’incarner un idéal profondément maçonnique : la possibilité de reconnaître l’homme et le frère au-delà des appartenances, des conflits et des frontières.

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