En franc-maçonnerie, l’ancienneté ne devrait jamais devenir un passe-droit.
Les Constitutions rappellent clairement que toute promotion doit être fondée sur la valeur réelle, la compétence et le mérite personnel. Un Maître ou un officier ne devrait donc pas être choisi uniquement parce qu’il est présent depuis longtemps, mais parce qu’il est capable de servir la Loge avec justesse, constance et humilité.
Cette exigence est essentielle.

Confier une responsabilité par habitude, par favoritisme ou par simple respect de l’ordre d’arrivée revient à fragiliser l’édifice tout entier. Une Loge ne peut pas durablement se construire sur les susceptibilités, les titres automatiques ou les ambitions personnelles.
Le mérite maçonnique ne se mesure pas au nombre d’années passées sur les colonnes. Il se reconnaît dans le travail accompli, la qualité de l’écoute, la fidélité aux engagements, la capacité à rassembler et la volonté de servir sans chercher à dominer.
Être ancien ne signifie pas nécessairement être prêt.
Être discret ne signifie pas être sans valeur.
Être visible ne signifie pas être compétent.
La véritable méritocratie maçonnique demande donc du courage : celui d’évaluer honnêtement les qualités de chacun, mais aussi celui de s’interroger sur soi-même.
Suis-je réellement utile à la Loge ? Est-ce que je contribue à son harmonie ? Est-ce que je mérite la fonction que je souhaite exercer, ou est-ce que je considère qu’elle m’est due ?
La franc-maçonnerie enseigne que toute dignité est d’abord une responsabilité. Celui qui reçoit une charge ne reçoit pas une récompense, mais un devoir supplémentaire.
Le véritable franc-maçon ne cherche donc pas à être placé devant les autres. Il travaille pour devenir digne de la place qui pourrait un jour lui être confiée.
Car une Loge forte n’est pas celle où chacun attend son tour.
C’est celle où les responsabilités sont confiées à ceux qui sont prêts à les assumer.
Texte inspiré d’une réflexion publiée par Daily Masonic Progress.



Bonjour.
Les maçons opératifs taillaient la pierre sous l’œil plus expert des compagnons plus âgés et le maître d’œuvre était le garant pour le maître de l’ouvra le client final.
La FM est « spéculative » et la seule valeur reste la pierre invisible à tailler. Qui peut savoir si un F ou une S à réellement travaillé pendant des années, plus ou moins selon chacun, et qui peut en faire un bilan sur des seules choses et comportements extérieurs ? Tailler la pierre hier permettait de la rendre utile au collectif par l’œuvre commune à édifier. Force de constater que le libéralisme spéculatif n’a pas apporter des saints ou des hommes plus sains au niveau général des personnalités dans l’ordre administratif de la FM. Dés l’origine les hautes places n’étaient pas ouvertes à tous, les élites restant politiques et religieuses, la FM n’ouvrait pas ses portes au petit peuple ni aux gueux. Le besoin administratif de gérer une loge réclame aussi un turn-over forcé des officiers et des VV.MM, qui pour rappel ne devraient êtres qu’au service du collectif un moment. A quand une élévation selon le travail réel intérieur sera enfin le critère par celui qui serait maître de lui spirituellement ? Ne serait-ce un risque en FM comme ce le fut pour les ecclésiastiques avant ? Un grand sage d’hier reconnu par la FM ne viendrait-il pas chasser les marchands des temples maçonniques en passant la porte basse un jour…?