Dans un grand entretien accordé à Marianne, Pierre Bertinotti, Grand Maître du Grand Orient de France, revient sur une question essentielle : à quoi sert encore la franc-maçonnerie en 2026 ?
À une époque où les débats d’idées existent déjà dans les partis politiques, les syndicats, les associations ou encore les cercles de réflexion, la franc-maçonnerie pourrait sembler moins nécessaire qu’autrefois. Pourtant, Pierre Bertinotti rappelle que le Grand Orient de France n’est ni un parti, ni un syndicat, mais une association d’initiés.
La démarche maçonnique commence d’abord par un travail sur soi. Elle repose sur l’écoute, le silence, les symboles et la connaissance personnelle. L’apprenti, durant ses premières années, apprend avant tout à écouter, à observer et à se construire intérieurement.
Mais ce travail intime n’a pas vocation à rester coupé du monde. Pour Pierre Bertinotti, la transformation de l’individu doit naturellement conduire à une réflexion sur la société. La formule résume bien cette ambition : vouloir changer l’homme pour changer la société.
Cette vision rappelle l’une des grandes spécificités de la franc-maçonnerie : unir le cheminement personnel et l’engagement humaniste. Le travail en loge devient alors une manière de former des consciences libres, capables de penser le monde, de questionner les évidences et de porter des valeurs universalistes dans la cité.
En 2026, la franc-maçonnerie continue donc de se présenter comme un espace de réflexion, de transmission et de progression intérieure, avec l’idée que l’amélioration de l’être humain peut contribuer, modestement mais réellement, à l’amélioration du monde.
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