Dans son article consacré à l’affaire Athanor, Le Canard enchaîné revient sur les révélations apparues lors du procès d’une loge maçonnique accusée de graves dérives criminelles : projet d’assassinat, surveillance, violences, incendie criminel, trafic et opérations occultes.
Le journal affirme que la DGSE aurait été alertée à deux reprises des agissements troubles de l’un de ses réservistes, Yannick Pham, impliqué dans cette affaire. Malgré ces signalements, le service de renseignement extérieur n’aurait pris aucune mesure concrète.
Selon l’article, plusieurs anciens membres ou proches du service Action de la DGSE auraient été mêlés, directement ou indirectement, aux activités de cette loge. L’un des points les plus embarrassants concerne le fait que certains protagonistes auraient continué à évoluer dans des réseaux proches du renseignement alors même que des alertes existaient.
Le procès met ainsi en lumière une zone grise entre franc-maçonnerie dévoyée, anciens militaires, agents ou réservistes du renseignement, et opérations clandestines menées hors de tout cadre légal. L’article insiste surtout sur l’inaction supposée de la DGSE face aux avertissements transmis avant que l’affaire n’éclate publiquement.
Enfin, Le Canard enchaîné souligne que l’institution aurait cherché à rester discrète, voire à éviter toute exposition médiatique, afin de préserver son image dans un dossier particulièrement sensible.



