À l’occasion de la Journée de l’Europe du 9 mai 2026, la Fédération française du Droit Humain réaffirme son attachement au projet européen, fondé sur la paix, la solidarité et le progrès. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, les conflits et les incertitudes, ce communiqué invite à repenser la place de l’Union européenne comme force commune, démocratique et humaniste, capable de défendre un multilatéralisme respectueux du droit international.

Journée de l’Europe – 9 mai 2026
L’Europe s’adaptera-t-elle à une nouvelle scène internationale ?
À l’occasion de la Journée de l’Europe, la Fédération française du DROIT HUMAIN rappelle son attachement aux principes fondamentaux de paix et de solidarité sur lesquels repose la déclaration du 9 mai 1950. Les pères fondateurs, après deux guerres mondiales dévastatrices, ont tracé la vision d’une Europe unie, avec un premier socle : celui de mettre en commun ses ressources stratégiques, pour assurer paix et prospérité au continent.
Les Francs-maçons du Droit Humain, qui poursuivent un idéal de fraternité et de progrès de l’humanité, sont particulièrement préoccupés par le regain de tensions géopolitiques, la persistance voire l’élargissement de zones de conflits et les incertitudes quant à leur issue.
La résilience de l’Europe, constitutive du projet initial.
Cette résilience apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur dans un contexte de guerres et de résurgence des impérialismes. Or l’Europe a déjà montré sa faculté à se fédérer autour de solutions communes, à la hauteur des défis et chocs internes et externes auxquels elle est sans cesse confrontée. Cette résilience de l’Union Européenne se construit par ajustements successifs après les crises, sur les différents pans de sa politique : résilience économique (plan de relance européen, monnaie stable…), résilience énergétique (accélération de la transition vers les énergies renouvelables pour une réduction de la dépendance au gaz russe), résilience militaire (coopération en matière de défense), résilience démocratique (plan de lutte contre la désinformation, réaffirmation de l’État de droit) pour ne citer que ces exemples.
Forte de ses institutions stables et de son marché unique, l’Union européenne pâtit pourtant encore des lenteurs d’application de ses décisions, d’une absence de vision commune sur des sujets essentiels, en raison de divergences d’intérêts entre États qui freinent les réponses collectives.
Ce qui doit animer les femmes et les hommes en Europe : faire œuvre commune.
L’Union européenne saura-t-elle œuvrer pour adapter son fonctionnement aux nouveaux enjeux internationaux ? Saura-t-elle construire des projets communs pour développer son autonomie stratégique, renforcer son influence politique et s’affirmer sur la scène mondiale comme un acteur incontournable dans la défense d’un multilatéralisme solidaire et respectueux du droit international ? Cela exige que chaque État membre soit en capacité de comprendre qu’il y va de son intérêt face aux ambitions des superpuissances.
Construire un édifice commun au-delà des intérêts particuliers, faire de la diversité une force, s’appuyer sur un socle de valeurs humanistes et de progrès : tels sont les engagements et objectifs des Frères et Sœurs du DROIT HUMAIN. Nous formons donc des vœux afin que ces valeurs prennent corps, conformément à l’esprit initial et aux principes fondateurs d’une Europe en paix, unie et fraternelle.
La commission Europe de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN


