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JE SUIS UNE PIERRE BRUTE

Actualités | 23 avril 2026 | 0 | by A.S.

Tout a un commencement, aussi lointain soit-il, et tout aura une fin.

Je suis né dans une autre existence avec le désir de m’élever vers la lumière. Mais pour cela, je dois grandir dans la liberté, la fraternité et l’égalité.

Ayant trouvé la voie que j’ai choisie, je m’y prépare chaque jour, portant avec moi les outils que l’Être a placés sur mon chemin.

Dans le maillet, je reconnais la volonté qui m’anime. Le ciseau me guide. Mais trop souvent, la volonté frappe avec excès un ciseau encore fragile ; et trop souvent aussi, le ciseau croit avancer sans disposer de la force nécessaire.

Cette quête du geste juste, du mot juste, de l’attitude juste, accompagne mon appartenance à la communauté. Elle me confronte à l’ego, que je m’efforce de combattre. Je me regarde, puis je me redécouvre à travers mes Frères.

Alors je m’arrête et je réfléchis. Je cherche la bonne boussole, celle que j’oublie parfois au fond de mon sac. La rectitude que je poursuis me conduit à l’équerre. Le fil à plomb, que je découvre en moi, m’enseigne la patience et approfondit mon regard. Mais la précision que je crois rechercher me transforme parfois en règle rigide.

Combien de fois ai-je pu paraître arrogant aux yeux d’autrui ? Sûr de moi, j’oublie alors cette sagesse intérieure qui sait que le savoir transmis n’est pas encore un savoir assimilé, et que chaque chose a son temps, son lieu et sa juste mesure.

Puis soudain, un levier me donne une force nouvelle, me ramène à la réalité, et tout recommence.

Chaque jour, je travaille la pierre brute que je suis. Mais je refuse de la figer. Je demeure une pierre en quête de force, de beauté et de sagesse pour mon temple, pour notre temple.

Je prends conscience du chiffre trois, et me voilà engagé dans une traversée. Si je me retourne, je vois le passé. Si je regarde autour de moi, je rencontre le présent. Mais c’est la lumière au bout du tunnel que je cherche. Elle m’éblouit, car elle révèle un avenir incertain. Pourtant, sans craindre l’avenir, je m’efforce de vivre pleinement dans le présent.

Sur le trépied, je pose l’objectif qui me permet de contempler un monde que je cherche à améliorer. J’y raconte des histoires fictives, mais profondément vécues, car elles font partie de moi.

Nous naissons, nous vivons, puis nous mourons. Toute cette trilogie appartient à l’existence. Et dans cette existence physique, c’est l’esprit qui demeure le véritable compagnon du chemin.

La vérité, la mienne, celle de l’autre, celle que nous cherchons ensemble, assaille mon être. Ce qui nous unit est toujours plus fort que ce qui nous sépare. J’observe l’autre, j’apprends de lui, j’échange avec lui, puis je prends du recul, car chacun suit son propre chemin.

De même que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, le bien et le mal ne sont souvent que deux aspects d’une même réalité. Ils diffèrent surtout par le degré et par le regard porté sur eux.

Un jour, on m’a dit :
« Tu es franc-maçon parce que tes Frères te reconnaissent comme tel. »
Ainsi, je ne le serai qu’aussi longtemps qu’ils me reconnaîtront comme tel.

Cette conscience m’invite à l’humilité. J’avance en maîtrisant mes passions, en disciplinant ma volonté. C’est ainsi que je travaille la pierre brute que je suis, dans l’espoir qu’un jour elle trouve sa place dans l’édifice.

Il n’y a qu’une coordonnée que nous ne maîtrisons pas : le temps. Et pourtant, c’est lui seul qui nous donne la sensation du chemin. Car on n’avance qu’en marchant.

Quand je surestime mes capacités, je m’arrête. Et lorsque je m’arrête trop longtemps, je recule.

Quand je me contemple excessivement, j’avance moins. Le temps passe, et tout ce qui fut cesse un jour d’être.

Même la biologie m’invite à relativiser : l’oxygène qui nous maintient en vie est aussi ce qui nous use. Tout cela m’aide à remettre les choses en perspective, à accueillir l’autre et à accepter les autres.

Les temps difficiles nous rappellent combien il est nécessaire de se tourner vers l’intérieur. L’introspection et l’humilité nous apprennent à considérer autrui comme un être dont nous avons besoin. Elles nous conduisent à une communion non seulement physique, mais aussi spirituelle.

Mais ce que je vois trop souvent, ce sont des informations fausses, des opinions égocentriques, fermées, infondées. Elles me heurtent, me troublent, m’irritent parfois. Alors je m’efforce de maîtriser cette colère.

J’aspire à une critique constructive, dépouillée d’ego, capable de me faire progresser.

Je lis, je relis, et j’ajoute toujours quelque chose. C’est l’insatisfaction qui me pousse à poursuivre. Je clos ce qui n’est jamais vraiment clos, parce que je veux avancer, même si je suis toujours tenté d’y revenir.

Je suis une pierre brute. Peut-être deviendrai-je un jour une pierre polie, lorsque le temps, le lieu et la juste mesure m’y appelleront. Car l’énigme m’attend, vous attend, afin que nous ne fassions qu’un dans la sagesse, la beauté et la force.

Comme l’a dit le Vénérable Maître, je me soumets à votre examen, à votre lecture attentive et à votre analyse rigoureuse. Car c’est de cela que j’ai besoin pour progresser, pour continuer à travailler cette pierre brute que j’espère un jour polir.

Et parce qu’il y a toujours encore quelque chose à dire.

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