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LA LÉGENDE DES QUATUOR CORONATI : ENTRE MARTYRE, MÉMOIRE ET SYMBOLISME MAÇONNIQUE

Planches, Réflexions | 28 février 2026 | 0 | by A.S.

LA LÉGENDE DES QUATUOR CORONATI : ENTRE MARTYRE, MÉMOIRE ET SYMBOLISME MAÇONNIQUE

Parmi les récits fondateurs qui traversent l’imaginaire maçonnique, la légende des Quatuor Coronati occupe une place singulière. À la croisée de l’histoire chrétienne, de la tradition des métiers de la pierre et du symbolisme initiatique, elle évoque le destin tragique d’artisans devenus martyrs pour avoir refusé de renier leurs convictions.

Des artisans de la pierre face au pouvoir impérial

Selon la tradition, les Quatuor Coronati étaient à l’origine quatre tailleurs de pierre – Claudius, Castorius, Simphorianus et Nicostratus – reconnus pour leur maîtrise de l’ars quadrataria, l’art de tailler et façonner la pierre. Chrétiens dans un Empire romain encore païen, ils exerçaient leur métier avec une fidélité absolue à leur foi, qu’ils gardaient cependant secrète.

Lorsque l’empereur Dioclétien ordonna la réalisation d’une statue dédiée à Esculape, dieu de la médecine, les artisans refusèrent de participer à ce qu’ils considéraient comme un acte d’idolâtrie. Ce refus, à la fois spirituel et éthique, fut perçu comme un acte de défiance envers l’autorité impériale.

Le martyre des « couronnés »

Arrêtés et traduits devant le tribun Lampadius, les artisans furent condamnés à un supplice exemplaire. Battus à mort à l’aide de fouets garnis de plomb, leurs corps furent enfermés dans des cercueils de plomb et jetés dans le Tibre. La légende rapporte qu’un chrétien nommé Nicodème aurait récupéré leurs dépouilles pour leur offrir une sépulture digne.

À ce premier groupe s’ajoute, dans certaines versions, un second ensemble de quatre officiers de la milice romaine, eux aussi chrétiens, qui refusèrent de rendre un culte public à Esculape lors de la dédicace du temple impérial. Leur sort fut identique : la mort pour avoir opposé la conscience à l’obéissance aveugle.

Une tradition enrichie par les siècles

Avec le temps, les récits se sont entremêlés, donnant naissance à la figure symbolique des Neuf Martyrs Couronnés. Le terme Coronati renvoie ici non à une couronne terrestre, mais à la couronne spirituelle du martyre, symbole de fidélité ultime à une vérité intérieure.

Au fil des siècles, leur mémoire fut entretenue par l’Église. Une église leur fut dédiée à Rome, celle des Santi Quattro Coronati, construite puis restaurée entre le VIIe et le IXe siècle, où les reliques des martyrs furent transférées. Les catacombes voisines portent encore aujourd’hui leur nom.

Un héritage vivant dans la franc-maçonnerie

Pour les francs-maçons, les Quatuor Coronati incarnent bien plus qu’un épisode hagiographique. Ils symbolisent l’artisan libre, fidèle à sa conscience, prêt à payer le prix de la vérité plutôt que de trahir ses principes. Cette figure explique pourquoi leur nom fut choisi pour désigner la célèbre Loge Quatuor Coronati n°2076, fondée à Londres au XIXe siècle et devenue une référence mondiale en matière de recherche maçonnique.

Ainsi, la légende des Quatuor Coronati traverse les siècles comme un rappel intemporel : bâtir ne consiste pas seulement à tailler la pierre, mais aussi à demeurer droit face au pouvoir, aux dogmes et aux compromissions.


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