« Durant mon parcours de franc-maçon, j’ai rencontré et noué des amitiés avec des hommes que je n’aurais jamais croisés autrement, et tous partagent le même objectif : devenir une meilleure version d’eux-mêmes. »
Cette phrase dit une chose rare : la franc-maçonnerie ne commence pas par des idées, mais par des rencontres. Des rencontres improbables, parfois dérangeantes, souvent décisives.

En loge, on s’assoit à côté de celui que la vie profane aurait tenu à distance : un autre milieu, un autre âge, une autre façon de penser. Et c’est précisément là que le travail démarre. Parce que la fraternité n’est pas une décoration morale : c’est une discipline. Elle oblige à écouter sans interrompre, à respecter sans être d’accord, à comprendre sans posséder.
Les amitiés qui naissent ainsi ne sont pas des affinités faciles. Elles se forgent dans le temps, dans le silence partagé, dans l’effort de se tenir droit quand l’ego voudrait se justifier. Elles ne servent pas à se rassurer : elles servent à se transformer.
Et c’est peut-être le plus grand miracle discret de la loge : rassembler des hommes différents autour d’un seul objectif, simple et exigeant — devenir meilleur. Pas meilleur que l’autre. Meilleur que soi-même. Polir ce qui accroche, corriger ce qui déborde, éclairer ce qui reste obscur. Jour après jour. Tenue après tenue.
Au fond, la loge est un lieu où l’on découvre ceci :
on ne progresse pas malgré les autres, mais par les autres.
Et parfois, celui que l’on n’aurait jamais rencontré ailleurs devient celui qui nous apprend le plus — parce qu’il nous renvoie, sans le vouloir, à notre propre vérité.
La franc-maçonnerie n’est pas un club.
C’est un rendez-vous avec l’inattendu.
Et, si l’on travaille vraiment, avec soi-même.
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