Il est des silences qui hurlent plus fort que n’importe quelle révélation.
L’affaire Epstein est de ceux-là.
Car si les crimes sont connus, documentés, établis, ce qui frappe aujourd’hui n’est pas seulement l’horreur des faits, mais la pudeur soudaine des institutions, la retenue des médias dominants, et l’étrange prudence qui entoure encore les noms, les réseaux, les responsabilités.
Un silence organisé. Un silence confortable. Un silence coupable.

QUAND LA JUSTICE S’ARRÊTE AUX PORTES DU POUVOIR
Jeffrey Epstein n’était pas un loup solitaire.
Il était un nœud, un point de convergence entre argent, influence et impunité. Et pourtant, à mesure que l’on s’approche des cercles supérieurs, l’enquête se dilue, les dossiers se fragmentent, la mémoire collective se brouille.
Ce n’est plus une question judiciaire.
C’est une question de courage politique et moral.
Dans une société réellement fondée sur la justice, aucun nom ne devrait être protégé par son carnet d’adresses. Or ici, plus on monte dans la hiérarchie sociale, plus la vérité devient floue. Voilà le véritable scandale.
LE SCANDALE N’EST PAS LA RÉVÉLATION, MAIS L’OMERTA
On agite le mot « complotisme » comme un épouvantail pour disqualifier toute interrogation légitime. Procédé bien connu : ne pas répondre sur le fond, mais discréditer la question.
Pourtant, demander que toute la lumière soit faite n’a rien de fantasque. C’est un principe élémentaire de justice.
Ce qui relève du soupçon, ce n’est pas la recherche de vérité, mais le refus obstiné de la produire.
Quand des victimes restent anonymes et que des puissants restent intouchables, ce n’est pas la vérité qui est dangereuse : c’est le mensonge institutionnalisé.
UNE DÉFAITE MORALE POUR NOS SOCIÉTÉS… ET POUR NOS IDÉAUX
Du point de vue maçonnique, l’affaire Epstein agit comme un miroir impitoyable.
Elle révèle l’écart vertigineux entre les valeurs proclamées et les pratiques réelles.
Que valent les discours sur la dignité humaine lorsque des enfants ont été sacrifiés sur l’autel du pouvoir et du plaisir ?
Que vaut la justice lorsque son bras s’arrête net devant certaines portes ?
Que vaut la Lumière quand elle s’éteint dès qu’elle menace les puissants ?
Le silence n’est pas une neutralité.
Il est une prise de position morale.
LA FRANC-MAÇONNERIE NE PEUT SE CONTENTER DU CONFORT DU SILENCE
La Franc-maçonnerie aime à se définir comme une école de la conscience.
Alors qu’elle s’en montre digne.
Elle n’a pas à instruire des procès, mais elle ne peut se réfugier dans une prudence qui ressemble à une fuite. Refuser de penser, refuser de nommer les mécanismes de domination et d’impunité, c’est déjà renoncer à l’idéal initiatique.
Être Franc-maçon, ce n’est pas fermer les yeux pour préserver l’ordre établi.
C’est accepter que la vérité dérange, bouscule, fracture parfois.
LA LUMIÈRE N’ÉCLAIRE QUE CEUX QUI OSENT LA REGARDER
L’affaire Epstein n’est pas close.
Elle est suspendue, volontairement inachevée, maintenue dans une pénombre commode.
Mais toute construction initiatique repose sur une exigence simple : on ne bâtit rien de juste sur le déni.
Un Temple fondé sur le silence et la peur n’est qu’une façade.
La Lumière n’est pas un slogan.
C’est une épreuve.
Et aujourd’hui, beaucoup préfèrent l’ombre.
Billet d’humeur maçonniqee de GADLU.INFO


