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COMPRENDRE LA RÉGULARITÉ MAÇONNIQUE DANS LE PAYSAGE MAÇONNIQUE MONDIAL

Planches, Réflexions | 17 février 2026 | 0 | by A.S.

La régularité maçonnique désigne l’ensemble des critères fixés et contrôlés historiquement par la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) pour reconnaître comme « régulière » une obédience (Landmarks : croyance en un Être suprême, Volume de la Loi Sacrée, interdiction des débats politiques/religieux, non-mixité, pas d’intervisites avec les non réguliers).
Cette notion structure aujourd’hui le paysage maçonnique en deux grands pôles : obédiences “régulières” (en France surtout la GLNF) et obédiences libérales/adogmatiques (comme le GODF, avec une diversité de rites et d’obédiences).
Mais au-delà des labels, le texte rappelle que la question centrale reste celle de la reconnaissance et du dialogue entre maçons, avec des rencontres récentes, et surtout la fidélité aux idéaux : fraternité, solidarité et quête initiatique.

Ce texte est une contribution de Jean-Luc V., consacrée à la notion de régularité maçonnique et à ses enjeux dans le paysage maçonnique contemporain.


Pour avoir une vision d’ensemble de la maçonnerie aujourd’hui il faut se poser la question de la régularité maçonnique.

Alors qu’est-ce que la régularité maçonnique ? Remontons un peu le cours de l’histoire.

La franc-maçonnerie moderne dite spéculative est née en 1717 à Londres, 4 loges formèrent la première obédience appelée Grande Loge de Londres avant de devenir en 1809 la Grande Loge Unie d’Angleterre après ce que l’on a appelé la querelle des Anciens et des Modernes suite à la formation d’une obédience dissidente en 1751. Déjà on pouvait pressentir que l’histoire de la FM ne serait pas un long fleuve tranquille.

La Grande Loge Unie d’Angleterre, qui est la plus importante avec quelque 600 000 membres dans le monde est sans autres actions directes sur le plan international que celle d’accorder, refuser ou retirer sa « reconnaissance ». C’est en quelque sorte le Vatican de la Maçonnerie mondiale et en tant que Loge Mère c’est elle qui attribue la régularité maçonnique à une seule obédience par pays. Le soin scrupuleux qu’elle met à respecter et à faire respecter les principes qu’elle a été la première à codifier, donne à ses décisions en ce domaine un poids et un prestige particuliers.

Pour être reconnue comme régulière une obédience doit respecter les fameux Landmark ce que l’on traduit par borne ou repère. La Maçonnerie anglo-saxonne a fixé en 1809 des règles en dehors desquelles tout Maçon et toute Obédience sont déclarés « irréguliers ».

Nouvelle définition le 4 septembre 1929 par la Grande Loge Unie d’Angleterre des 8 « conditions » aux termes desquelles elle pouvait reconnaître la régularité d’une Grande Loge étrangère mais depuis la règle a évolué. Certains auteurs parlent d’une règle en 12 points (Grande Loge Nationale Française ou GLNF) mais à quelques nuances près, aujourd’hui, les obédiences dites régulières exigent comme Landmark :

  • La croyance en Dieu, à des degrés divers, allant de la « Foi en Dieu » pour certaines, à la simple

« croyance en l’existence d’un Être suprême » pour d’autres (cf. l’invocation au Grand Architecte de l’Univers ou GADLU).

  • La présence obligatoire d’un livre sacré dit Volume de la Loi Sacrée ou Volume de la Sainte Loi (Bible, Torah, Coran, Granth, etc.) dans la loge (dans certaine obédiences la bible ouverte sur l’évangile de St Jean sur l’autel des serments) ainsi que de l’équerre et du compas qui constituent les trois grandes lumières.
  • L’interdiction de toutes discussions politiques ou religieuses en loge.
  • L’interdiction de toute présence féminine.
  • L’interdiction de toute cérémonie commune avec les obédiences ne respectant pas les 4 points précédents y compris les inter visites.

Elles se dénomment le plus souvent elles-mêmes « régulières », c’est-à-dire « légitimes » par opposition aux autres qu’elles jugent « irrégulières ». Elles appartiennent presque toutes au groupe des obédiences reconnues par la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA).

Mais d’où vient cette histoire de Landmark ? Ils sont issus de la maçonnerie dite opérative, des textes fondateurs comme le Regius de 1390, le Manuscrit Cook de 1400 ou encore les Statuts de l’écossais William Schaw de 1598. Ces textes constituent les Anciens Devoirs ou Old Charges, du temps de la construction des cathédrales, des textes totalement imprégnés de la symbolique chrétienne.

Pour nous au Grand Orient De France (GODF) ce sont les Constitutions d’Anderson de 1723 qui font loi et non les modifications anglaises de 1738 et de 1813.

Vous l’aurez compris le PMM – paysage maçonnique mondial – se divise grossièrement en deux : les obédiences dites régulières et les autres dites irrégulières, qui se veulent elles adogmatiques et libérales. Autrement dit un pôle dit de tradition et un pôle dit humaniste, moderne et sociétal.

Ainsi dans le PMF – paysage maçonnique français – on rencontre une seule obédience reconnue régulière soit la GLNF (scission du GODF en 1913) ce qui n’empêche pas d’avoir des obédiences dites de tradition comme la Grande Loge De France (GLDF) et des obédiences adogmatiques et sociétales comme le GODF. Un PMF très divers car on y rencontre des obédiences mixtes comme le Droit Humain (DH) et d’autres obédiences assez originales comme celles adeptes du rite égyptien de Memphis Misraim soit environ 2000 frères et sœurs, l’OITAR ou Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal qui utilise comme rite unique dans ses loges le Rite opératif de Salomon mais on a aussi le Rite Ecossais Primitif depuis 1985 qui n’a rien à voir avec le Rite Ecossais Rectifié beaucoup plus ancien. Enfin dans les dernières nées la Grande Loge Futura en 2022 avec un rite du même nom, crée à Nice. Donc une floraison de petites obédiences. Pour mémoire il y a eu la création d’un Grand Orient de Corse en 2022.

Il est à noter que l’importance de la Franc-Maçonnerie française s’accroît d’année en année, tandis qu’elle diminue dans le même temps dans les pays anglo-saxons.

Le monde maçonnique est toujours en mouvement : l’obédience accorde une patente (à l’origine une patente était un écrit public émanant du roi qui établissait un droit ou un privilège) à une loge pour se constituer et la loge pourra essaimer pour créer une nouvelle loge qui choisira un rite parmi les nombreux à sa disposition.

A ce propos, parlons un peu des rites pratiqués dans le monde maçonnique :

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