À l’approche des prochaines élections municipales, le Collectif laïque national publie un communiqué clair : placer le respect de la laïcité au cœur du choix électoral. L’enjeu, selon lui, dépasse les étiquettes partisanes : il s’agit de refuser les listes qui cèderaient à des logiques clientélistes, communautaires ou religieuses et de privilégier, au contraire, les équipes qui défendent sans ambiguïté les principes républicains.
Dans un contexte où certaines municipalités ont pu, ces dernières années, multiplier les compromis “électoralistes”, le Collectif rappelle que la cohésion sociale locale dépend d’une ligne nette : égalité de traitement, neutralité des institutions, et respect strict du cadre républicain.

POURQUOI LA LAÏCITÉ SE JOUE AUSSI (ET SURTOUT) AU NIVEAU COMMUNAL
Le communiqué insiste sur un point concret : la commune est l’échelon où la laïcité devient visible.
- Décisions du conseil municipal, gestion des salles, cérémonies, subventions, partenariats.
- Choix de communication : symboles, affichage, événements “officiels”.
- Gestion du fait associatif : qui reçoit un soutien public, selon quels critères, et avec quelles contreparties.
Autrement dit : ce qui peut sembler “technique” est, en réalité, politique au sens noble, car cela façonne la vie quotidienne.
SUBVENTIONS : LE “CONTRAT D’ENGAGEMENT RÉPUBLICAIN” N’EST PAS OPTIONNEL
Le Collectif rappelle que les associations subventionnées par les municipalités doivent signer le contrat d’engagement républicain, issu de la loi du 24 août 2021, et que les élus ont la responsabilité d’en faire respecter la lettre et l’esprit.
Ce rappel est essentiel car il place la laïcité sur un terrain vérifiable : une municipalité n’est pas un guichet automatique, et l’argent public n’est pas neutre lorsqu’il finance des structures qui s’éloigneraient des principes républicains.
(À noter : ce dispositif fait aussi débat sur ses usages et possibles dérives selon certains observateurs — mais le communiqué, lui, se situe du côté de l’exigence de contrôle et de cohérence au niveau local.)
EN CAS DE MANQUEMENT : PRÉFET, “RÉFÉRÉ LAÏCITÉ” ET RECOURS DES CONTRIBUABLES
Le texte rappelle plusieurs leviers :
- Signalement au préfet, qui peut utiliser le “référé laïcité” prévu par la loi de 2021 pour faire obstacle à une mesure contestée.
- Recours devant le tribunal administratif : les actes, délibérations ou projets municipaux (droit public) peuvent être contestés, y compris par des contribuables de la commune concernée.
Message implicite : la laïcité n’est pas seulement un principe moral, c’est aussi un cadre juridique avec des outils de contrôle.
AD3L : UN APPUI JURIDIQUE STRUCTURÉ POUR LES CITOYENS
Pour soutenir les citoyens attachés à la laïcité, le Collectif indique avoir créé en 2019 l’AD3L (Association de Défense des Laïques), afin d’apporter conseil et aide juridique structurée.


