Avec La Première Lettre, tome 1 : L’Apprenti au Rite Écossais Ancien et Accepté, Jean-Claude Mondet propose un texte pensé comme une adresse directe à l’Apprenti, spécifiquement ancrée dans le premier degré du REAA. L’ambition est simple et utile : combler un manque. On trouve beaucoup d’ouvrages “pour Apprentis”, mais rarement un livre centré sur le vécu du premier degré au REAA et sur une progression pédagogique adaptée à cette voie.
Le REAA est souvent connu du grand public pour ses hauts grades, mais ses trois degrés symboliques constituent une maçonnerie complète, structurée, et — dans l’esprit de l’auteur — une voie médiane entre un rationalisme purement social et une théologie dogmatique. Le fil conducteur reste le même : perfectionnement moral et spirituel par le travail sur soi, au service d’une humanité plus juste.
POURQUOI CE LIVRE INTÉRESSE VRAIMENT UN APPRENTI AU REAA
Un Apprenti n’a pas besoin d’un dictionnaire de symboles de plus. Il a besoin :
- d’une méthode pour ordonner ce qu’il a vécu ;
- d’un cadre pour nommer le ressenti sans l’appauvrir ;
- d’un chemin qui mène de l’expérience à la compréhension progressive, sans brûler les étapes ;
- de repères sur les structures maçonniques (loge, obédience, rite) pour ne pas confondre l’essentiel et l’administratif.
C’est précisément ce triptyque que le livre met en place : méthode – symboles – structures.
STRUCTURE DE L’OUVRAGE : TROIS PARTIES COMPLÉMENTAIRES
1) LA MÉTHODE : INITIATION, DÉMARCHE ET POSTURE INTÉRIEURE
La première partie s’intéresse à ce qui se joue “avant” les symboles : la démarche initiatique elle-même. Autrement dit, comment se mettre au travail.
On y trouve généralement (sans entrer dans un “cours” abstrait) des éléments clés :
- la distinction entre savoir et transformation ;
- la notion de rythme : comprendre pourquoi l’initiation ne se “consomme” pas ;
- la posture de l’Apprenti : écoute, silence, observation, mais aussi exigence et tenue intérieure.
Cette partie est précieuse parce qu’elle protège l’Apprenti d’un piège fréquent : croire que l’accumulation d’explications “fait” le progrès. Au REAA, la progression se construit plutôt comme une alchimie du vécu, avec des retours, des décantations, des prises de conscience.
2) LES MOYENS : LES SYMBOLES, DU VÉCU AU SENS
La seconde partie aborde les symboles en respectant une pédagogie rare : partir du ressenti, puis passer à l’analyse, pour traduire l’ensemble en compréhension.
Ce point est central. Beaucoup de livres font l’inverse : ils posent des interprétations “toutes faites”, puis l’Apprenti tente de les plaquer sur ce qu’il a vécu. Ici, l’ouvrage assume que le symbole est d’abord :
- une expérience (qui touche, résiste, résonne) ;
- un outil (qui travaille l’être, pas seulement l’intellect) ;
- un langage (qui ne se réduit jamais à une seule définition).
Concrètement, ce type de démarche aide à :
- éviter le symbolisme “catalogue” ;
- tenir ensemble émotion, intuition, raison ;
- faire naître une parole juste en tenue, sans discours creux.
3) LES STRUCTURES : LOGES, OBÉDIENCES, RITES + REPÈRES HISTORIQUES
La troisième partie s’intéresse au cadre : loge, obédience, rites, et se termine par un bref historique centré sur la maçonnerie moderne, depuis les débuts anglais (1717), la réaction des “Anciens”, jusqu’à la création de la Grande Loge de France (1894).
Cette partie est utile pour “remettre à sa place” ce qui, pour un nouvel initié, peut être confus :
- ce qui relève de la tradition initiatique (stable, symbolique, structurant) ;
- ce qui relève de l’organisation (nécessaire, mais contingent, variable selon les juridictions) ;
- ce qui relève du rite (forme structurée du travail et de ses transmissions).
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