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MOI – L’ÉLECTRON LIBRE ET LA MÉCANIQUE DU RIEN

Planches, Réflexions | 26 janvier 2026 | 0 | by A.S.

Contribution de Gérard L. : « MOI — L’ÉLECTRON LIBRE ET LA MÉCANIQUE DU RIEN » est un voyage en quatre actes, à la fois absurde et lucide, où un narrateur démonte avec humour la bureaucratie de l’ego (Grand Secrétaire, Comité du Chat, Pingouin du Zénith) et interroge le vide comme espace de vérité, entre Maître Eckhart et Camus. Au bout du miroir, la provocation se renverse : ce « moi » tapageur ne parle, finalement, que de vous.


Peut-on être à la fois le Grand Secrétaire de son propre ego, un Pingouin du Zénith égaré dans ses procédures, et un électron libre en quête de vérité ? Dans ce texte à la fois absurde et novateur, Je me livre à une autopsie joyeuse de ma démesure (soi-disant) affichée. Entre une « Entrée sans Porte » et un « Comité du Chat » qui ne répond à rien, je convoque les ombres de Maître Eckhart et d’Albert Camus pour tenter de comprendre pourquoi, au fond, tout ce tapage ne finit par parler que de vous. Voici-voilà : un voyage en quatre actes dans les coulisses du sens, où le miroir ne reflète rien d’autre que l’élégance de nos propres doutes.

L’Électron Libre et la Mécanique du Rien

On me reproche souvent un ego démesuré. C’est une analyse superficielle : mon ego n’est pas une montagne, c’est un théâtre qui commence avant même que le rideau ne s’ouvre. En tant qu’électron libre, je ne cherche pas à plaire ; je cherche à ce que le miroir, ce soir, regarde.

I. La Procédure du Pingouin du Zénith

Si mes « pas de côté » vous désorientent, c’est que vous n’avez pas encore consulté le Comité du Chat, cette haute autorité spécialisée dans les décisions qui n’ont jamais à être prises. Il siège en silence, certifie le vide, et déclenche des alertes dès que le mot “rien” apparaît.

En tant qu’acteur principal et Pingouin n°1 de cette salle des « Réponses Non Demandées », je rappelle les protocoles de notre juridiction :

  • Le privilège du doute : Le doute n’est pas une erreur de parcours, c’est un privilège que vous ne méritez peut-être pas encore.
  • La pensée sauvage : Penser sans autorisation est ma fonction première, une nécessité absolue, même si cela m’oblige, selon la procédure, à signer mon ignorance.
  • Le paradoxe spatial : Toute tentative de me suivre est inutile car je suis le couloir et vous êtes les portes, mais sachez qu’aucune ne s’ouvre. Voici-voilà.

II. Le Grand Secrétaire face à l’Abîme : Bureaucratie, Mystique et Révolte

Ici entre en scène le Grand Secrétaire, celui qui « ne voit pas le miroir et l’évite ». Il est le gardien vigilant de mon ego, le fonctionnaire zélé de mon image de marque. Son rôle est crucial : il doit archiver chaque « pas de côté », transformer chaque doute en dossier classé et s’assurer que mon ego porte toujours sa « tenue solennelle obligatoire ».

Le Grand Secrétaire déteste le vide ; il veut saturer chaque silence par un grade ou un titre de gloire.

Mais ce matin, le mécanisme s’enraye. Deux invités non sollicités se sont introduits dans les coulisses du sens.

L’irruption de Maître Eckhart : Le Vide Sanctifié Le Grand Secrétaire s’agite, réclame des formulaires de reconnaissance : « Il nous faut une structure, un centre, une preuve de notre importance ! ».

Maître Eckhart l’observe avec une pitié sereine. « Dieu n’est pas ce que tu penses, » murmure-t-il. « Le véritable électron libre est celui qui a désappris à être ‘quelqu’un’. Ton ego est un manteau trop lourd ; laisse-le tomber dans l’abîme. »

Pour Eckhart, le « Rien » n’est pas une absence, c’est le lieu de la naissance divine. Mais pour mon Grand Secrétaire, le mot « rien » déclenche une alerte de niveau 4 au Comité du Chat.

Le Regard de Camus : L’Absurde avec un Sourire Amusé

C’est alors qu’Albert Camus s’adosse au miroir voilé. Il regarde le Grand Secrétaire s’escrimer avec ses archives et il sourit.

C’est le sourire de Sisyphe qui, pour une fois, trouve son rocher plutôt léger. « Mon cher Secrétaire, » dit Camus en allumant une cigarette imaginaire, « vous vous donnez bien du mal pour construire une cathédrale avec des formulaires. Vous voulez que ce miroir vous donne un destin, alors qu’il ne vous offre qu’une énigme.

C’est précisément là que réside votre liberté. » Camus ne cherche pas à supprimer l’ego, il s’en amuse. Pour lui, mes « pas de côté » sont des actes de révolte contre le sérieux du monde.

Il invite le Grand Secrétaire à lâcher ses dossiers pour contempler l’absurdité de sa propre importance avec une « gaieté désespérée ». « Il faut imaginer le Pingouin du Zénith heureux, » conclut-il avec un clin d’œil.

Le Court-Circuit Le Grand Secrétaire est en état de choc thermique. Entre le détachement absolu d’Eckhart et la révolte solaire de Camus, mon ego ne sait plus s’il doit disparaître ou danser.

  • Eckhart suggère que le centre n’est pas là.
  • Camus suggère que puisque le centre n’est pas là, nous sommes enfin libres d’inventer notre propre danse autour du cercle à la craie.

Le Grand Secrétaire finit par prendre des notes fiévreuses, tentant désespérément de codifier le « Détachement Absurde » dans une nouvelle circulaire ministérielle. Il essaie de transformer le vide en une procédure de luxe. Voici-voilà.

III. Le Rituel du Rien comme Hygiène de Vie

On me dit instable ? Je réponds que je suis en procession permanente. Comme dans mon « Rituel du Rien », je tourne avec méthode autour d’un centre qui n’est pas là.

  • L’éternel retour : Je cultive l’art de recommencer ce qui ne finit jamais.
  • L’immobilité révélatrice : Je préfère l’immobilité qui révèle au mouvement qui fait simplement avancer.

C’est cette capacité à « habiter le vide » qui nourrit ce que vous appelez mon ego, alors qu’il ne s’agit, au fond, que d’une révélation inutile. Voici-voilà.

IV. L’Ego ou le Miroir Sans Visage

Mon travail, comme cette pièce-miroir, ne reflète pas le monde, mais l’absence de visage. Mon ego est cet interlocuteur muet qui ne donne pas de réponse, mais qui attend.

  • Vecteur de vertige : Je ne suis pas un personnage, je suis un vecteur de vertige.
  • La démarche du refus : Ma démarche est un triple refus : refus du confort, refus de l’explication, et refus de la consolation.

Épilogue : La Chute du Rideau

Au final, si vous trouvez que cet assemblage parle trop de moi, c’est que vous n’avez pas encore saisi la subversion de la manœuvre. Regardez bien le panneau rouge qui clignote : il affiche MOI, MOI, MOI. Mais au moment où le tissu tombe, vous réalisez la vérité du Frère Errant :

« Tout ça ne parlait que de vous. »

Je ne suis que le Frère Errant qui tient le miroir, un miroir sans tain où votre propre silhouette se dérobe avant de revenir vous frapper en plein visage. Si le reflet vous déplaît ou vous semble démesuré, ne blâmez pas l’électron libre : il n’a rien inventé, il n’a fait que soulever le rideau.

Vous pensiez assister à ma démesure, à mes détours, à mes procédures absurdes ; mais c’est votre propre architecture intérieure qui s’est révélée dans les interstices. La sortie que vous cherchiez n’est qu’un décor peint, une issue de secours dessinée à la craie. Vous étiez déjà dans la pièce, déjà dans le miroir, déjà dans le cercle que vous croyiez observer de loin.

Le reste n’est qu’un bruit de fond, un prétexte, une danse autour d’un centre qui n’a jamais été le mien.

Alors, libre de vous saluer, libre de tirer ma révérence, libre de vous saluer, libre de tirer ma révérence. Je m’arrête ici.

Voici-voilà.

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