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FRANC-MAÇONNERIE ARABE : VISIBILITÉ AU MAROC ET AU LIBAN, SOUPÇON GÉNÉRALISÉ

Actualités | 17 janvier 2026 | 0 | by A.S.

Objet de fantasmes, d’amalgames et de théories complotistes, la franc-maçonnerie demeure, à de rares exceptions près, largement invisible dans le monde arabe. Cette discrétion, parfois imposée, parfois choisie, nourrit un climat de suspicion où l’initiatique est fréquemment confondu avec le géopolitique. Un article de Maroc Hebdo met en lumière cette réalité contrastée, entre une visibilité relative au Maroc et au Liban, et des interdictions plus ou moins explicites dans plusieurs pays de la région.

Dans l’espace arabe, le texte souligne qu’il n’existerait aujourd’hui que deux pays où l’activité maçonnique s’exerce « au grand jour » : le Maroc et le Liban. Partout ailleurs, la situation apparaît plus floue, parfois tolérée de manière informelle, parfois entravée, et, dans certains cas, frappée d’interdictions officielles. Cette invisibilité structurelle contribue à installer un paradoxe : moins la maçonnerie est visible, plus elle devient un support idéal pour les récits de coulisses, les soupçons d’influence et les accusations d’“agenda mondial”.

Au cœur de cette défiance, l’article relève la persistance d’un imaginaire antimaçonnique construit sur des récits à forte charge politique.

La franc-maçonnerie est ainsi régulièrement accusée d’avoir joué un rôle central dans la promotion du sionisme jusqu’à l’établissement de l’État d’Israël en mai 1948. Dans une logique similaire, certains discours lui prêtent désormais une ambition symbolico-religieuse autour de Jérusalem (Al-Qods Acharif), avec l’idée d’une reconstruction du « second temple » attribuée à la tradition salomonienne. L’auteur rappelle qu’il s’agit de théories largement complotistes, mais qui rencontrent, malgré tout, un écho dans l’opinion publique, ce qui suffit à maintenir la suspicion à un niveau élevé.

Cette atmosphère de soupçon a eu, dans plusieurs pays, des conséquences politiques concrètes. L’article rappelle notamment le cas de l’Égypte, décrite comme l’un des berceaux de la franc-maçonnerie arabe dès les années 1790, à la faveur de l’expédition napoléonienne. Pourtant, dans un contexte régional sous tension, l’État égyptien procède à la fermeture des loges ayant pignon sur rue à partir d’avril 1964. L’année suivante, en août 1965, la Syrie franchit un pas supplémentaire avec un décret prohibant formellement toute activité maçonnique sur son territoire. Puis vient l’Irak : en mai 1980, sous Saddam Hussein, une réforme du code pénal criminalise l’appartenance à la franc-maçonnerie, en l’assimilant explicitement à un activisme pro-sioniste. Autant de jalons qui illustrent une constante : dans plusieurs régimes, la maçonnerie n’est pas seulement perçue comme une association, mais comme un marqueur politique suspect.

Le dossier évoque également des situations plus ambivalentes, où la doctrine officielle et la réalité de terrain ne coïncident pas complètement.

La Jordanie en constitue un exemple notable. En juillet 1999, le ministre de l’Intérieur déclare publiquement que le pays n’autorise pas la franc-maçonnerie. Pourtant, l’article indique qu’une pratique maçonnique y serait aujourd’hui tolérée, notamment à travers la Jordan Lodge No 1339, dépendante de la Grande Loge d’Écosse, qui a commémoré en 2025 son centenaire. Particularité historique : cette loge aurait été fondée initialement à Jaffa, en Palestine mandataire, avant d’être transférée à Amman. Cet exemple illustre une zone grise typique : interdite en principe, possible en pratique, tant que la visibilité reste mesurée.

C’est précisément sur la question de la visibilité que le Liban se distingue. L’article décrit un paysage maçonnique libanais structuré, selon les informations disponibles, autour de deux grands ensembles qualifiés de « réguliers », c’est-à-dire rattachés à des obédiences reconnues par la Grande Loge Unie d’Angleterre et travaillant sous patentes étrangères. Le texte mentionne ainsi douze loges rattachées à la Grande Loge d’Écosse via la structure du District du Liban, ainsi que neuf loges relevant de la Grande Loge de New York par l’intermédiaire d’un district « Syrie-Liban », couvrant aussi la Syrie (sans que l’activité y soit libre pour autant). À côté de cette maçonnerie dite régulière, l’article évoque aussi l’existence de loges libérales, qualifiées d’« irrégulières » au sens des critères anglo-saxons, notamment parce qu’elles peuvent admettre des non-croyants. Le Grand Orient du Liban est cité comme illustration de cette sensibilité.

Enfin, un élément récent retient l’attention : le Grand Orient du Liban aurait signé un traité d’amitié et de reconnaissance avec la Grande Loge nationale marocaine (GLNM), en marge d’une réunion internationale tenue en octobre 2025 à Malte. Dans un environnement régional où la franc-maçonnerie est souvent accusée d’être un réseau clandestin, ce type d’acte officiel ou semi-officiel renforce mécaniquement la visibilité… et, paradoxalement, peut aussi alimenter les lectures soupçonneuses chez ceux qui interprètent toute coopération internationale comme une preuve d’influence occulte.

Au final, l’intérêt du texte est de rappeler une donnée simple : dans une partie du monde arabe, la franc-maçonnerie est moins une réalité sociale visible qu’un objet de projection. L’invisibilité — qu’elle soit imposée par les États, dictée par la prudence, ou liée à la faiblesse numérique des structures — laisse un espace narratif immense aux fantasmes. Et lorsque l’initiation est lue à travers le prisme exclusif de la géopolitique, le soupçon devient un réflexe, plus qu’une conclusion fondée.

Source (lien) : https://www.maroc-hebdo.com/article/la-franc-maconnerie-arabe-entre-visibilite-maroco-libanaise-et-soupcon-generalise

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