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« JE SUIS FIER » : THOMAS GUÉNOLÉ, FRANC-MAÇON DU GRAND ORIENT

Actualités | 14 janvier 2026 | 0 | by A.S.

« Je suis fier d’être membre du Grand Orient de France » : Quand Thomas Guénolé rend publique son appartenance maçonnique.

L’annonce a fait l’effet d’un pavé dans la mare médiatico-politique. Le politologue Thomas Guénolé a déclaré publiquement, le mardi 13 janvier, être membre du Grand Orient de France (GODF), la plus ancienne et la plus importante obédience maçonnique française. Une déclaration assumée, revendiquée, et surtout préemptive, destinée selon lui à devancer une révélation imminente du journal Le Point.

Cette prise de parole soulève de nombreuses questions, tant sur le rapport entre franc-maçonnerie et espace public, que sur la manière dont l’appartenance maçonnique est instrumentalisée dans le débat politique contemporain.

Source : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/je-suis-fier-d-etre-membre-du-grand-orient-de-france-thomas-guenole-annonce-etre-franc-macon-20260113


Une déclaration volontaire et assumée

Sur le réseau social X, Thomas Guénolé a choisi de lever lui-même le voile sur son engagement maçonnique :

« N’aimant pas qu’on parle de ma vie privée à ma place, je choisis donc de l’annoncer moi-même. Je suis fier d’être membre du Grand Orient de France, que j’ai rejoint par adhésion et admiration pour son combat plus que centenaire contre l’extrême droite. »

En une seule phrase, le politologue pose trois marqueurs forts :

  • la revendication de la maîtrise de sa parole,
  • l’absence de honte ou de secret,
  • et l’inscription explicite de son engagement maçonnique dans un combat politique et idéologique.

Il précise par ailleurs n’avoir « rien à ajouter sur ce sujet », fermant ainsi la porte à toute tentative d’explication ou de justification supplémentaire.


Le Grand Orient de France : une obédience souvent instrumentalisée

Fondé en 1773, le Grand Orient de France est régulièrement présenté, à tort ou à raison, comme une obédience politiquement engagée, attachée à la laïcité, à la République et aux valeurs humanistes. Cette image, largement véhiculée par ses adversaires comme par certains de ses membres, nourrit fantasmes, amalgames et soupçons récurrents.

L’annonce de Thomas Guénolé s’inscrit dans cette tension permanente entre :

  • la discrétion initiatique traditionnellement associée à la franc-maçonnerie,
  • et la surexposition médiatique de certaines figures publiques qui revendiquent leur appartenance.

Il est pourtant essentiel de rappeler que, au sein du GODF comme ailleurs, l’engagement maçonnique reste d’abord individuel, et ne saurait être confondu avec une ligne politique monolithique.


Une personnalité polémique, un effet de loupe médiatique

Thomas Guénolé n’est pas un intellectuel discret. Ancien proche de La France insoumise, ex-chroniqueur de Touche Pas à Mon Poste, auteur de prises de position radicales – de la destruction du Sacré-Cœur à l’interdiction de partis politiques ou de chaînes de télévision – il incarne une figure clivante du débat public.

Son parcours personnel, marqué par une rupture violente avec LFI en 2019 et des accusations de harcèlement sexuel (qu’il conteste), contribue à accentuer la focalisation médiatique sur son appartenance maçonnique.

Le risque est alors évident : voir la franc-maçonnerie réduite à l’image d’un individu, ou instrumentalisée à travers ses excès verbaux et ses postures publiques.


Franc-maçonnerie et visibilité publique : une question toujours sensible

L’affaire Guénolé rappelle une réalité souvent oubliée :
👉 La franc-maçonnerie n’interdit pas la parole publique, mais elle invite à la responsabilité.

Rendre publique son appartenance est un droit. Mais lorsque cette révélation est immédiatement associée à un combat politique explicite, elle interroge sur :

  • la frontière entre chemin initiatique et militantisme profane,
  • la confusion possible entre loge et tribune médiatique,
  • et la manière dont le regard extérieur perçoit l’institution maçonnique.

Pour beaucoup de francs-maçons, la discrétion n’est pas un secret honteux, mais une protection du travail symbolique, à l’abri des récupérations et des caricatures.


Entre liberté individuelle et responsabilité symbolique

En affirmant publiquement : « Je suis fier d’être membre du Grand Orient de France », Thomas Guénolé exerce une liberté personnelle incontestable. Mais cette liberté s’accompagne d’un effet miroir : celui de projeter sur la franc-maçonnerie l’ensemble de son parcours, de ses combats et de ses controverses.

Plus que l’annonce elle-même, c’est peut-être cette confusion permanente entre l’homme public et l’initié qui pose question. Car la franc-maçonnerie, quelle que soit l’obédience, n’est ni un parti, ni un label idéologique, ni un bouclier médiatique.

Elle demeure avant tout un chemin intérieur, que chacun est libre d’emprunter… avec la mesure que requiert la symbolique qu’il engage.

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