Entre le mois de février et mai, tous les lundis seront dédiés au Beauvau de la sécurité.
Le « Beauvau de la sécurité » a pour l’objectif de nourrir « à l’horizon 2022 » un vaste plan de réforme des forces de l’ordre, a expliqué Jean Castex , lors du lancement des discussions. Le Premier ministre a notamment demandé « plus de policiers et de gendarmes » sur le terrain, une amélioration « de la qualité et la rapidité de la chaîne pénale » et des débats « en toute lucidité et sans arrière-pensée » sur les violences policières et les accusations de racisme dans la police.

QUAND LE BEAUVAU DE LA SÉCURITÉ
OUBLIE LA SANTÉ DES POLICIERS
Le CERCLE RAMADIER réunit des francs-maçons de toutes obédiences qui se retrouvent dans les valeurs politiques de gauche, sans exclusive. Ses débats reflètent l’engagement de ses membres pour l’amélioration de la situation sociale. Ses derniers travaux sur les relations entre travail et santé ont eu pour finalité la reconnaissance du burn-out en tant que maladie professionnelle.
Comme l’ensemble des forces maçonniques françaises, le Cercle Ramadier est viscéralement attaché aux valeurs de la République. C’est pour cela qu’il s’interroge sur la santé démocratique de la France : quand les rapports entre la police et les citoyens se dégradent c’est une part importante de la république elle-même qui se délite.
Les fonctionnaires de police de notre Cercle nous ont interpellés sur la progression et la gravité du risque suicidaire dans leur institution. De même ils sentent au plus profond d’eux-mêmes le décalage grandissant entre leur intégration dans la vie sociale française et leurs missions de police qu’il jugent de plus en plus inadaptées. Le Cercle Ramadier estime urgent de pouvoir sortir les policiers de l’agressivité qu’ils subissent de plus en plus depuis vingt ans, coincés entre des pratiques violentes issues de positions rigides de l’Etat, comme de réactions elles-mêmes violentes de la population française qui exprime son désespoir et le sentiment d’être peu écoutée.
Notre proposition est de réaffirmer le droit au bien-être au travail à tout fonctionnaire de police comme à tous les autres travailleurs, tout en leur permettant d’accorder leurs valeurs personnelles de citoyens à celles de leur engagement professionnel.










