LETTRE D’UN FRANC-MAÇON, à ceux et celles qui sont francs-maçons, ou qui ne le sont pas…
Depuis le début de la pandémie notre liberté est mise à mal.
Nos déplacements sont restreints, nous ne pouvons plus nous serrer la main, les effectifs sont limités lors des rassemblements, nous devons porter un masque (il y a peu nous trouvions inacceptable de voir certaines personnes déambuler le visage couvert), on nous invite fortement à se connecter à une application indiquant notre localisation…
Tout ceci est bien entendu fait pour notre protection, collective autant qu’individuelle et je le comprends.
Depuis quelques jours j’entends ici ou là des points de vues demandant à confiner certains de nos concitoyens, ceux dits « les plus vulnérables » pour permettre aux « moins vulnérables » de pouvoir vaquer à leurs occupations.
Je vois là (en comprenant toujours le soucis de protection) une atteinte à l’égalité.
Je surveille le moment où la fraternité sera entamée, car à cette allure elle le sera, et j’imagine qu’alors je comprendrai encore la volonté de bien faire qui sera développée par les argumenteurs.
Je suis comme tout le monde… Je comprends et je fais ce qu’on me dit (enfin du mieux que je peux).
Mais je me pose une question, jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans l’abandon de nos valeurs pour préserver notre santé?
Ceux qui depuis le début de nos républiques ont combattu pour les faire valoir ont-ils eu tant le souci de leur santé qu’ils l’aient placée avant les valeurs qu’ils défendaient?
Oui, jusqu’où sommes-nous prêts à aller?
Je n’ai bien sûr pas de réponse véritable mais il me semble que se poser la question est une affaire importante.
Est-ce une question de Franc-Maçon… Au lecteur d’en juger…
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Fraternellement.
GuyCHassagnard


