Voici une planche intitulée « Ma Poésie » de Jean-Claude von Laufen, Frère de la Loge Fidélité et Prudence à l’Orient de Genève.
Un texte qui nous interpelle non seulement sur la poésie mais surtout sur l’humanité… »On aime, on lit ou on écrit de la poésie parce que l’on fait partie de l’humanité ».
La langue est un instrument à penser. Les esprits que nous appelons paresseux, somnolents, inertes, sont vraisemblablement surtout incultes, en ce sens qu’ils n’ont qu’un petit nombre de mots et d’expressions ; et c’est un trait de vulgarité bien frappant que l’emploi d’un mot à tout faire.
Cette pauvreté est encore bien riche, comme les bavardages et les querelles le font voir ; toutefois la précipitation du débit et le retour des mêmes mots, montrent bien que ce mécanisme n’est nullement dominé. L’expression « ne pas savoir ce qu’on dit » prend alors tout son sens. On observera ce bavardage dans tous les genres d’ivresses et de délire. Continue Reading »