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PUBLICATIONS D’OUVRAGES : mémoires, essais historiques et topographiques

MISCELLANÉES MAÇONNIQUES par Guy Chassagnard

En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.

Chronique 241

1782 – Publications d’ouvrages

Rédaction par Joseph de Maistre (1753-1821) d’un Mémoire au duc de Brunswick, dans lequel celui-ci exprime ses propres sentiments quant à la régénération de la Stricte Observance ; et développe sa conception de la Maçonnerie universelle. 

La Franc-Maçonnerie, souligne-t-il, doit être « la science de l’homme par excellence, c’est-à-dire la connaissance de son origine et de sa destination ». Pour l’auteur, la Franc-Maçonnerie doit être l’école de la morale et de la politique « qui est la morale des États ». 

« On discutera, écrit-il, dans les loges des questions intéressantes sur ces deux sciences et l’on demandera même de temps à autre l’avis des frères par écrit. Sur la politique, on ne se perdra jamais en vains systèmes ; car la métaphysique de cette science et en général tout ce qui n’est pas clair et pratique n’est bon que pour amuser les écoles et les cafés. » 

Archiviste strasbourgeois, l’abbé Philippe André Grandidier (1752-1787) conteste les faits de l’histoire mythique de la Franc-Maçonnerie. Et écrit, dans ses Essais historiques et topographiques sur l’église cathédrale de Stras­­bourg : 

« Je ne prétends pas faire remonter l’origine de la Maçonnerie jusqu’à l’Arche de Noé, ni jusqu’au temple de Salomon que certains considèrent comme un maçon très dis­tingué. 

« Je ne remonterai pas non plus aux Croisades, pour trouver les premiers maçons dans les bataillons des croisés…

« Je n’ai pas eu le bonheur de travailler du lundi matin au samedi soir, mais j’ai tenu dans mes mains profanes des preuves authentiques et véridiques, qui datent d’il y a trois siècles, et nous amènent à reconnaître que cette Société de Francs-Maçons n’est rien d’autre qu’une institution ouvrière de l’ancienne et utile corporation des maçons. »

© Guy Chassagnard – Auteur de  :

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A.S.: