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MISCELLANÉES MAÇONNIQUES : 1997 avant J.-C. – Le secret de Noé

MISCELLANÉES MAÇONNIQUES par Guy Chassagnard

En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.

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Chronique 03 : 1997 avant J.-C. – Le secret de Noé

Pour rencontrer Noé, il faut feuilleter les premières pages de la Genèse. On y apprend en son sixième chapitre que l’Éternel, ayant cons­taté la « méchanceté » des hommes, décida de les exterminer de la surface de la terre (6:7). Seul Noé, un homme « juste et intègre », trouva grâce à ses yeux ; et survécut, avec sa famille, au déluge divin.

Bien qu’ayant vécu quelque 950 années (- 2947/- 1997), Noé n’a guère inspiré les auteurs du Volume de la Loi sacrée, ni les tailleurs de pierre opératifs. Un seul manuscrit – le manuscrit Graham datant de 1726  –évoque la recherche de son « secret » :

« Selon la tradition et les Écritures, Sem, Cham et Japhet eurent à se rendre sur la tombe de leur père Noé pour tenter d’y découvrir quelque chose à son sujet, qui les guiderait jusqu’au puissant secret que détenait ce fameux prédicateur. […] Ces trois hommes avaient déjà con­venu que s’ils ne trouvaient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret.

« Ils arrivèrent donc à la tombe et ne trouvèrent rien, si ce n’est un cadavre déjà presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha et ainsi de suite de jointure en jointure jus­qu’au poignet et au coude. Alors, ils redressèrent le corps et le soutinrent en se plaçant face à lui, pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue con­tre joue et main dans le dos.

L’un d’eux dit alors : « Il y a encore de la moelle dans cet os. »

Et le second dit : « Mais c’est un os sec. »

Et le troisième dit : « Il sent mauvais. »

« Ils s’accordèrent alors pour donner à celà un nom, qui est encore connu, de nos jours, de la Maçonnerie libre. Puis ils allèrent à leurs affaires… »


 

A.S.: